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General News of Wednesday, 15 April 2020

Source: Cameroon Info

Remise de peines: Kamto appelle Biya à libérer Mamadou Mota et Ayuk Tabe

Le Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a réagi au récent décret du chef de l'État à travers son compte Twitter, tout en exigeant que soient libérés l'ensemble des prisonniers politiques ainsi que les prisonniers arrêtés dans le cadre de la crise anglophone. Ils ne sont pourtant pas concernés par ce décret.

Le Président de la République, Paul Biya, a signé ce mercredi 15 avril 2020, un décret portant commutation et remise de peines, au bénéfice des personnes condamnées dans les prisons camerounaises. Cependant, les victimes de l'opération épervier et les prisonniers politiques ne semblent pas concernés.

Cet ostracisme a immédiatement fait réagir le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, à travers un message sur son compte Twitter. Il appelle le Chef de l'Etat à libérer les prisonniers politiques et les détenus arrêtés dans le cadre de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il cite en l’occurrence le premier vice-président de son parti, Mamadou Mota, et le leader de la République virtuelle d'Ambazonie, Ayuk Sisiku Tabe.

Maurice Kamto motive sa réaction par la série de décès enregistrés à la prison centrale de Kondengui ces derniers jours, des suites de COVID-19, argue-t-il. Le patron du MRC appelait déjà mardi (14 avril 2020) le ministres de la Santé, Manaouda Malachie, à la prise en charge de six de ses militants incarcérés à Kondengu, qui présentent des signes d'infection au Coronavirus.

Il importe de préciser que dans son décret, relatif à la Commutation et remise des peines, Paul Biya exclut les personnes détenues pour avoir été condamnées pour une infraction commise pendant qu'elles se trouvaient en détention. Il est également reproché à Mamadou Mota d'avoir conduit un mouvement insurrectionnelle pendant son séjour à la maison d'arrêt de Kondengui.

Les prisonniers de la crise anglophone sont également exclus, car accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, motif non applicable au sens dudit décret.

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