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General News of Tuesday, 22 January 2019

Source: Sans détour N°281

Remaniement: Célestine Courtès fait tout pour plaire

Depuis sa nomination comme ministre de l’Habitat et d’un Développement urbain, elle ne fait aucune économie, d’initiatives pour pouvoir réussir la délicate mission à elle confiée par le président de la République.

La remarque a été faite par certains observateurs quelques jours seulement après sa prise de fonction. La semaine dernière, la nouvelle Minhdu ministre de l’Habitat et du Développement urbain, a fait parler d’elle, après des descentes inopinées sur le terrain. Ce après avoir tenu des réunions de prise de contact et de concertation avec ses collaborateurs. Ayant adopté d’être à l’écoute de tout le monde, elle travaille dans un esprit d’équipe et de franche collaboration. Depuis le premier jour de travail, le 08 janvier 2019, Célestine Ketcha Courtès veille à ce que tout ce qu’elle doit faire, rentre dans le cadre de la cohésion du gouvernement, en fonction des orientations du chef de l’État Paul Biya.

Les 13, 15 et 16 janvier 2019, elle est descendue sur le terrain, en compagnie du secrétaire général et des différents directeurs de son département ministériel ainsi que de certains maires, pour toucher du doigt la situation réelle de l’état de certaines routes de Yaoundé. Le 16 janvier, la Minhdu a fait une descente d’évaluation des conditions de mobilité dans la capitale. Son département ministériel ayant la charge d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies d’amélioration des conditions de circulation dans les grands centres urbains et de gestion des infrastructures urbaines. Elle commence le tour de ville par l’avenue Kenndy où les trottoirs sont envahis par les vendeurs à la sauvette 14h17, son cortège est confronté par un embouteillage.

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Tout de suite, elle est envahie par les occupants. La Minhdu comprend que la mobilité dans la cité est un sérieux problème. «Il faut qu’elle s’arme de beaucoup de courage et de poigne», lance un vendeur à la sauvette. «C’est ça la mère», apprécie un autre. Elle a même décidé de parcourir la route totalement dégradée et poussiéreuse de Nkolmesseng. Partout où elle est passée, elle a compris qu’il y a urgence, qu’il y a des actions à entreprendre à court et moyen termes. Comme solutions, il faut, entre autres, libérer les trottoirs, mettre en place un système de sens unique à certains endroits, installer les feux tricolores, empêcher le stationnement des mototaxis aux carrefours, aménager des aires d’embarquement et de débarquement des taxis et mototaxis, réaménager certains carrefours et dégager les abords des chaussées. «Nous allons partager ce que nous avons vu avec les maires, les chefs de quartier, les associations des jeunes et de femmes, les partenaires de la société civile avec qui nous allons travailler. C’est ensemble que nous allons trouver des solutions. Quand il n’y a pas mobilité urbaine, il y a pollution», éclaire la ministre à la fin du tour de ville.

Pour ce qui est de la mobilité urbaine au Cameroun, le Minhdu va vers la mise en œuvre du Brt – Bus rapid transit, à Yaoundé et Douala. Il s’agit d’un système de transport utilisant l’autobus ou trolleybus qui affiche actuellement un niveau de maturité permettant sa mise en œuvre effective. Des études de faisabilité ont été menées pour la construction et l’exploitation des lignes-pilotes de Brt et de tramway dans les deux villes, ainsi que des réseaux-bus de Bamenda et d’autres villes universitaires.

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Cette démarche rentre en droite ligne de la volonté des pouvoirs publics de mettre en place «une alternative crédible et durable à l’offre actuelle de transport urbain». Pour ce, le gouvernement compte sur le soutien habituel des organismes partenaires au développement, pour la réalisation de ce projet.