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Actualités of Monday, 13 September 2021

Source: www.camerounweb.com

Refus de défendre les prisonniers politiques: un cadre RDPC répond aux avocat du MRC

Guy Stéphane Nyasse Guy Stéphane Nyasse

• Il y a quelques jours, les avocats des prisonniers du MRC ont refusé de défendre leurs clients

• Ils dénonçaient une justice aux ordres du pouvoir

• Cette posture de ces avocats a été dénoncée par Guy Stéphane Nyasse, cadre RDPC


Invité dans l'émission ABK-Matin ce lundi 13 septembre, Guy Stéphane Nyasse a déploré l'attitude des avocats des prisonniers membres du MRC, arrêtés dans le cadre des manifestations politiques de l'année dernière.

"La lenteur de la justice est un mal endémique, nous devons le reconnaître. Quand ces avocats disent que la justice est à des fins politiques, je ne comprends pas. C'est la marque du MRC. Ils pensent qu'ils vont influencer par le boycott et ça ne marche pas", a déclaré M. Nyasse.

Il y a quelques jours, les avocats des prisonniers politiques du MRC se sont désengagés du dossier. Il ont informé l'opinion qu'ils ne vont plus défendre ces prisonniers devant une justice partisane

Dans un article publié sur RFI, Maître Emmanuel Simh, membre de ce collectif et vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a expliqué pourquoi lui et ses confrères se sont retirés de l'affaire.

"Les avocats se sont retrouvés dans l’impossibilité d’avoir accès à une justice équitable. La justice dans les affaires des militants du MRC obéit simplement au pouvoir politique de Yaoundé qui, pour nous, profite de ces procédures pour régler les comptes politiques à un parti pourtant légalisé. Nous estimons qu’il y a un défaut total d’indépendance, d’impartialité et d’équité des juges camerounais, qu’ils soient juges civils, administratifs ou juges militaires", a déclaré Me Simh.

"Il n’est pas pensable que des civils soient jugés devant la juridiction militaire en dépit des protestations qui ont été faites. Il nous a semblé donc nécessaire en tant qu’avocats de cesser de prêter notre profession à ce que nous considérons finalement comme étant une véritable parodie de justice. Accompagner ces personnes dans ces conditions, c’est pour nous être complices de cette justice qui en fait n’en est pas une", ajoute-t-il.

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