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General News of Friday, 17 July 2020

Source: Actu Cameroun

RDPC : guerre ouverte pour le remplacement de Biya à la tête du parti


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De source bien introduite, les proches du locataire d’Etoudi se disputent le leadership du parti au pouvoir, contexte de fin de règne oblige.
C’est une guerre froide au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). L’on indique des manœuvres sous-marines pour remplacer Paul Biya, la figure de proue qui dirige le parti depuis 35 ans. Il se dit que son fauteuil est l’objet de plusieurs convoitises. Néanmoins, les prétendants aux trônes se gardent d’afficher haut leurs ambitions. Les sources indiquent qu’ils ont peur de subir le sort des anciens pontes du régime comme l’ex-secrétaire général à la présidence Jean-Marie Atangana Mebara ou de l’ex-ministre des finances Polycarpe Abah Abah.

Il y a alors un conflit politique et administratif entre les amoureux du trône qui s’affrontent par journaux interposés. Au premier rang, l’on cite le ministre actuel des Finances, Louis-Paul Motaze. Ce Bulu du Dja-et-Lobo est présenté comme dauphin du locataire d’Etoudi. C’est aussi le neveu de feu Jeanne-Irène Biya, l’ex-première dame. « Motaze s’est récemment illustré en refusant de cautionner un deal pour l’approvisionnement d’essence passé entre le trader suisse Sahara Energy et le ministère du pétrole camerounais, susceptible de coûter des dizaines de millions de dollars en subvention à l’Etat », informe Africa Intelligence.


Ferdinand Ngoh Ngoh



« Motaze est concurrencé par le ministre de la justice et garde des Sceaux Laurent Esso, tout-puissant dans son fief de la région du littoral, et par le secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh. Un embouteillage d’ambitieux qui laisse peu de marge de manœuvre au secrétaire général du comité central du RDPC Jean Nkuété. Ami de longue date de Paul Biya, il est considéré par les militants du RDPC comme un moindre mal dans ce combat pour le pouvoir », poursuit Africa Intelligence.



Mais l’on n’exclut pas que le vieux lion choisisse, un dauphin en dehors de sa formation politique. Il se dit aussi que plusieurs dignitaires du régime aujourd’hui en prison n’ont pas abandonné l’espoir de joueur un rôle politique lors de l’alternance qui pointe à l’horizon. Cela est vrai avec « l’ancien premier ministre Thomas Inoni Ephraïm, 77 ans, chef supérieur des Bakwéris (sud-ouest), condamné en 2013 à vingt ans de réclusion pour coaction dans le détournement d’environ 14 millions € de fonds publics », conclut le journal.

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