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General News of Wednesday, 16 September 2020

Source: Actu Cameroun

Révolution : fuite d'une liste noire d'Atanga Nji

Voici la liste noire d'Atanga Nji Voici la liste noire d'Atanga Nji

Dans une note aux gouverneurs, le ministre de [‘Administration territoriale rappelle que les manifestations projetées par le MRC restent illégales d’une part. Et annonce l’arrestation en cas d’entrave à la loi, des lanceurs de mots d’ordre d’appel au soulèvement populaire, d’autre part.
Paul Atanga Nji durcit le ton ! « Les personnes qui ont lancé les mots d’ordre de manifestation, par écrit, sur plateaux ou antennes TV et radio ou par voie de réseaux sociaux, par ailleurs vous réitères mes instructions antérieures à savoir le maintien sans complaisance avant, pendant et après l’élection des conseillers régionaux », peut-on lire sur le message fax avec mention «Très urgent» du patron de [Administration territoriale.

Adressée spécifiquement aux gouverneurs des Régions du Littoral, de L’Ouest et du Centre, la correspondance du 14 septembre 2020 réitère la mise en garde du Minât contre les manifestations publiques annoncées par le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Paul Atanga Nji instruit aux gouverneurs de mettre en place un système de surveillance de tous militants et sympathisants dudit parti politique. Pour des raisons sanitaires, le Minât rappelle que les manifestations non autorisées demeurent interdites « bien plus que les villes de Yaoundé, Bafoussam, et Douala sont les plus impactées par la pandémie du Covid-19 ».


En cas de manifestation illégale, le Minât prescrit aux gouverneurs des Régions l’interpellation et la garde à vue administrative des personnes qui se retrouveront sur la voie publique, et ceux qui ont lancé les mots d’ordre de manifestation. Ainsi, une demi-douzaine de leaders de partis politiques et d’organisations de la société civile sera interpellée par les forces de maintien de l’ordre. Hormis Maurice Kamto et Cie, la liste s’élargit avec Edith Kah Walla du Cameroon People’s Party (CPP), qui a toujours défendu l’idée d’une grande mobilisation de la rue pour faire tomber le régime Biya. En outre, la liste prend du volume avec Djeukam Tchameni du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance (MDI), et Me Alice Kom qui ont accordé leur soutien à Maurice Kamto pour la marche du 22 septembre prochain.



Lors d’un point de presse, le 8 septembre dernier, le Minât a présenté l’arsenal juridique qui sera utilisé contre ceux qui vont inciter à la manifestation publique.

sans autorisation. Il s’agit, entre autres dispositions, de l’article 111 (1) du Code pénal en vigueur qui prévoit, au sujet de la sécession : « Est puni d’un emprisonnement à vie celui qui, en temps de paix, entreprend par quelque moyen que ce soit de porter atteinte à l’intégrité du territoire». Et de l’article 114 traitant de la révolution, qui dispose : « Est puni d’un emprisonnement à vie, celui qui tente par la violence, soit de modifier les lois constitutionnelles, soit de renverser les autorités politiques instituées par lesdites lois ou de les mettre dans l’impossibilité d’exercer leurs pouvoirs ».

A l’observation, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans les différents points stratégiques de la capitale politique depuis la convocation du corps électoral par le président de la République, le 7 septembre 2020. Les élections régionales se tiendront le 6 décembre 2020. Dix mois après le double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020.

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