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xxxxxxxxxxx of Wednesday, 21 April 2021

Source: Le Messager n°5751

Révélations: la santé de Germaine Ahidjo s’est dégradée après le décès de son seul fils

L’ex-première dame du Cameroun a tiré sa révérence à Dakar au Sénégal, où elle était en exil depuis plus de trente ans.
Germaine Ahidjo est morte. Infirmière de profession, Germaine Habiba Ahidjo entretenait des rapports acrimonieux avec l’actuel Président de la République, le successeur constitutionnel de son époux, qu’elle n’avait jamais accepté à ce poste. Elle lui gardera la dent dure sur son intransigeance à ne pas rapatrier et à organiser les obsèques officielles pour Amadou Ahidjo décédé en 1989 à Dakar. Née à Mokolo en 1932, G. Ahidjo obtient son certificat d’études à Yaoundé. La fille de Hawa et Yaya Boubawa rejoint ensuite le collège des filles de Douala, devenu, aujourd’hui, le lycée de New Bell. En 1947, G. Ahidjo obtient une bourse en France, où elle a, au finish, son diplôme d’Infirmière d’Etat en 1952. Elle se spécialise dans les maladies tropicales. G.

Ahidjo est devenue l’ami d’Amadou Ahidjo en 1955 et ils ont convolé en justes noces le 17 août 1956. Trois enfants naissent de cette union matrimoniale, en l’occurrence Babette Ahidjo, Aissatou Ahidjo et Aminatou Ahidjo. Après la démission de son mari, Amadou Ahidjo, en 1982, et sa condamnation à mort par contumace en raison de sa supposée implication dans le coup d’Etat manqué de 1984, ils se sont installés à Dakar au Sénégal, où G. Ahidjo a vécu jusqu’à sa mort. Depuis, elle avait fait campagne pour sa réhabilitation officielle y compris le rapatriement de ses cendres.



Constatant le décès de son époux, l’expremière dame requiert et obtient de Thierno Mountaga Ahidjo, khalife de la famille omarienne et maître d’œuvre des obsèques, le droit de déroger à la tradition musulmane et d’enterrer son défunt mari dans un cercueil. La requête visait à mieux conserver la dépouille du défunt. Question de respecter ses dernières volontés qu’Amadou Ahidjo avait formulées dans une lettre adressée à Abdou Diouf, alors président de la République sénégalaise. Son vœu: être enseveli dans sa terre natale de Garoua, capitale régionale du Nord-Cameroun.


En attendant son rapatriement, qui n’a pas eu lieu jusqu’à présent, le corps de l’ancien Président de la République fut donc provisoirement inhumé dans un caveau du cimetière musulman de Yoff. 32 ans plus tard, il y repose toujours. « Ahidjo est mort un jeudi, on l’a enterré un dimanche sans que le moindre officiel camerounais ne soit présent », déplorait alors G. Ahidjo.


Santé fragile
Après le décès de son époux, cette infirmière d’Etat avait aménagé dans une villa du quartier dakarois des Almadies. Elle y résidait encore jusqu’à sa mort avec Fadimatou, l’une de ses trois filles issues de son mariage avec Amadou Ahidjo. Elle avait confié, en mai 2010 à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », qu’elle vivait grâce à la location de neuf appartements situés au plateau d’un immeuble acquis par son défunt mari sous Léopold Sédar Senghor, dont il était proche.

L’état de santé de G. Ahidjo s’est dégradé ces derniers mois après le décès de Daniel Toufick, son fils né avant son mariage avec Ahidjo. En dépit de ses rapports difficiles avec Paul Biya, Mohamadou Badjika Ahidjo, le fils de l’ancien Président issu de sa première union matrimoniale, est l’un des ambassadeurs itinérants du Chef de l’Etat. Il en est de même d’Aminatou Ahidjo, benjamine des filles de G. Ahidjo, qui a également quitté sa mère pour aller offrir ses services au système gouvernant en place en tant que Président du conseil d’administration du palais des congrès de Yaoundé.

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