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xxxxxxxxxxx of Wednesday, 31 March 2021

Source: camerounweb.com

Révélations: 'Sylvestre Ngouchinghe assis sur la fortune de Polycarpe Abah Abah '

C'est la révélation faite sur le 'milliardaire et patron de Congelcam Sylvestre Ngouchinghe par les confrères de 237online. Il est rapporté que le cadre du RDPC serait donc celui qui est assis sur la fortune de Polycarpe de Abah Abah. 'Il serait donc là pour gérer 'ses biens' en attendant sa libération au moment où d'autres l'accusent de s'accaparer de cette richesse. Ces individus doutent ainsi de la source de la richesse de patron de Congelcam qui a "débuté en 1982 par la vente en détail de poissons congelés au marché Mvog Mbi, à Yaoundé, avant de réintroduire ses premiers bénéfices dans l’achat de congélateurs et d’augmenter rapidement son chiffre d’affaires"

Qu'en est-il réellement question? Lisez cet article de nos confrères


Le site de Congelcam vante bruyamment «le génie (…) phénoménal» de son promoteur, dans le domaine des affaires. Comme dans tout conte de fées qu’aiment à se construire beaucoup d’opérateurs économiques camerounais, Sylvestre Ngouchinghe y est présenté comme ayant débuté en 1982 par la vente en détail de poissons congelés au marché Mvog Mbi, à Yaoundé, avant de réintroduire ses premiers bénéfices dans l’achat de congélateurs et d’augmenter rapidement son chiffre d’affaires. Un parcours peu classique. Revendiquant une capacité de 80.000 tonnes d’entreposage dans les environs du port de Douala, Congelcam se vante aussi de pouvoir «réceptionner un bateau entier de produits pratiquement tous les 2 jours».

Avec les mauvaises pratiques révélées par la Conac, cet importateur véreux constitue, en imaginant ses acrobaties fiscales et douanières sur une décennie seulement, un sinistre réel pour l’économie nationale. N’empêche. Au bout de moult forcings et autres combinaisons compliquées, après un haletant contentieux pré-électoral l’opposant au Social Democratic Front (Sdf) devant le Conseil constitutionnel, Sylvestre Ngouchinghe a fini par forcer les portes du Parlement au terme du scrutin sénatorial du 25 mars 2018. Et à imposer son leadership politique dans le chef-lieu de l’Ouest, où la course aux milliards donne parfois lieu à toutes les extravagances. La pêche à l’immunité vaut bien tous les sacrifices.

Le 7 juillet 2018 à Bafoussam, à l’occasion de la cérémonie de lancement officiel de collecte de fonds pour le Plan d’urgence dans les régions anglophones, le presque sénateur casse en effet sa tirelire en mettant 105 millions de francs dans la cagnotte. Le peuple exulte, salue l’altruisme. Ses bonnes œuvres ne se comptent pas, à Bamougoum et Baleng, en particulier et dans le département de la Mifi, en général. Lorsqu’on dispose d’un trésor de guerre acquis dans les conditions que décrit le rapport de la Conac, polir une image sulfureuse n’a jamais été aussi simple.


Sous le titre «Frustrations : comment le Rdpc a nargué les milliardaires à l’Ouest Cameroun», Le Messager rapporte, entre autres, l’infortune du promoteur de Concelcam, qui le 7 mars 2013 a dû débourser en espèces sonnantes et trébuchantes environ 1,2 million Fcfa «pour régler ses cotisations sur plusieurs années comme militant du parti (…) dans la catégorie des opérateurs économiques». Un versement d’autant plus surprenant que, selon le quotidien à capitaux privés, «il s’effectuait pour la seconde fois pour des mêmes motifs». Sans compter «que le milliardaire a saigné financièrement pour aider plusieurs de ses colistiers à régler des dépenses liées à la constitution de leurs dossiers de candidature» aux sénatoriales.

Son dossier recalé, il sera finalement nommé sénateur suppléant. Il venait pourtant de contribuer, à hauteur de 60 millions de francs, pour la lutte contre la secte islamiste Boko Haram. Comme avec les «gilets jaunes» en France, la base semble parfois insensible au cliquant des fortunés. Et Le Jour (04/07/2016) de renchérir, perfide : «A Bafoussam, la richesse de cet homme (280 millions de dollars US, selon le classement Forbes) n’échappe pas aux insinuations.


Notable Bamougoum

Pour certains, il ne serait que la face visible d’une nébuleuse tapie dans les couloirs du palais. Le nom de Polycarpe Abah Abah, ex-Minefi aujourd’hui en prison, a été lu sur des tracts à une époque. On lui attribue aussi de nombreuses facilités. Les proches de Congelcam ne manquent pas de faire un rapprochement entre ces insinuations et son entrée en politique.» En début 2016 en effet, des tracts vengeurs se mettent à fleurir dans la rue en faveur de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances.

Le notable Bamougoum serait, apprend-on, «assis» sur la fortune de M. Abah Abah «et refuserait d’entendre parler des difficultés de son complice». Citant «les immeubles du carrefour Bonamoussadi, d’Akwa Nord, Akwa, Bonanjo à Douala en passant par Bastos à Yaoundé pour ne citer que ceux-là, les fonds de départ, toutes les facilités accordées à Congelcam», le document anonyme exige que tout cela soit restitué à l’État afin «que Polycarpe Abah Abah soit libéré et que cesse le blanchiment d’argent». «Trop, c’est trop !!! La famille en a marre… Que la supercherie cesse…» Contrairement à sa réplique à la Conac, cette fois-là, M. Ngouchinghe avait perdu sa langue. Fermez le ban.


Malgré leur étonnante discrétion de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances depuis son pénitencier, le Courrier a appris à travers un tract en circulation que Polycarpe abah abah en voudrait au Président directeur général de Congelcam, Sylvestre ngouchinghe.

A lire ce tract, le lecteur est surpris de constater que l’empire Congelcam serait constitué en réalité de la fortune de l’ancien Minefi. bien plus, renseigne ce document, que le Pdg de cette société anonyme qui fait dans l’import-export dans la commercialisation des produits halieutiques se serait « assis dessus et refuserait d’entendre parler des difficultés de son complice.» « Trop, c’est trop !!! la famille en a marre… 237online.com Que la supercherie cesse… », peut-on y lire. et ce n’est pas tout. Selon le même document dont le Courrier a obtenu copie, « les immeubles du carrefour Bonamoussadi, d’AkwaNord, Akwa, Bonanjo à Douala en passant par Bastos à Yaoundé pour ne citer que ceux-là, les fonds de départ, toutes les facilités accordées à Congelcam, il faut que tout cela soit restitué à l’Etat pour que Polycarpe Abah Abah soit libéré et que cesse le blanchiment d’argent.»

Sinon, conclut cette dénonciation, « toute la vérité finira par se savoir. » A Congelcam où nous avons investigué, l’on pense que les auteurs de ce tract tendent à vouloir laminer Sylvestre ngouchingué, qui est également un homme politique sous la bannière du Rdpc comme sénateur suppléant de la région de l’ouest derrière son titulaire marcel niat njifenji, président du Sénat.

l’opérateur économique a depuis quelques temps établi une réputation dans le commerce du poisson au Cameroun. 237online.com Même si dans les milieux d’affaires, on le soupçonne de bénéficier des faveurs de l’administration pour perpétuer son monopole dans le secteur d’activité, notamment le ministre du commerce luc magloire Bienvenu mbarga atangana Dans l’entourage d’abah abah, on ne dit mot sur ce tract. Comme quoi, qui ne dit mot…consent. Affaire à suivre.

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