Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 07 10Article 526516

General News of Friday, 10 July 2020

Source: Actu Cameroun

Révélation: voici comment Cabral Libii a manœuvré pour se retrouver à la tête du PCRN


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

Aujourd’hui député à l’Assemblée nationale camerounaise, le fondateur du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) dans une interview parle de sa rencontre avec l’ancien candidat malheureux de la présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun.

Au Cameroun, qui connait Robert Kona ? C’est un citoyen camerounais, natif de l’arrondissement de Kar-Hay dans le Mayo-Danay, région de l’Extrême-Nord Cameroun. Celui-ci est le fondateur du parti politique Pcrn dont Cabral Libii est l’actuel président. Dans un entretien, il informe de comment est-ce qu’il a créé cette formation politique.

«J’étais presque politicien depuis l’UNC d’Ahmadou Ahidjo. Lorsqu’on a transformé l’Unc en Rdpc, j’étais toujours militant de première heure en tant que président de la sous-section du Rdpc dans l’arrondissement de Wina, département du Mayo-Danay à l’Extrême-Nord. Pratiquement après les élections multipartites de 1992, j’ai eu de petits problèmes d’ordre politique et ça m’avait conduit à démissionner du RDPC pour être dans le Mdr », explique ce dernier. Après cela, il obtient la légalisation de son parti en 2003.

Ngaoundéré

Dans la suite de l’entretien, il parle de sa rencontre avec Cabral Libii. « Avec Cabral Libii mon fils, c’est à la suite de sa déception après l’élection présidentielle d’octobre 2018. Il n’avait pas pu avoir de consensus continu avec le parti Univers. Il y a donc eu divorce entre lui et ce parti qui l’avait investi à l’élection présidentielle. Il avait un de ses militants à Ngaoundéré, dans l’Adamaoua, qui avait bien tenu la présidentielle. Il lui a demandé s’il peut y avoir un important parti dans le Grand Nord avec lequel il peut s’entendre ».

«Ce dernier, Boubakari Massardine, le fils du SG du PCRN, lui a dit que son papa était secrétaire national d’un parti légalisé et que le président national est de surcroît son ami intime. C’est alors qu’il lui a demandé s’il peut demander notre avis et permettre que nous puissions nous communiquer nos numéros de téléphone. Ce qui a été fait. Compte tenu de nos entretiens, il m’a donc demandé de lui envoyer les statuts et le règlement intérieur du parti », poursuit-il.

WhatsApp

Ainsi il informe de comment Cabral Libii reçoit les documents, « j’ai pris le soin de lui faire parvenir par WhatsApp. Après avoir pris connaissance, il m’a demandé s’il peut prendre contact avec le ministre de l’Administration territoriale à propos. Je lui ai donné mon feu vert. Je lui ai indiqué que c’est à cause du manque de moyens que je n’arrive pas à faire vraiment fonctionner le parti. Il m’a demandé si je peux lui permettre qu’on s’associe pour que je lui passe la tête du parti ».

En homme politique convaincu il passe la main à la nouvelle génération, « j’ai dit bien volontiers, puisque c’est un parti des Camerounais, je n’ai aucun désir de le confisquer. C’est alors que nous avons eu à tenir le congrès restreint dans l’arrondissement de Guidiguis, département du Mayo-Kani à l’Extrême-Nord, samedi 11 mai 2019 ».


«C’est au cours de ce congrès restreint qu’il a été porté aux fonctions de président national actif de notre parti, je suis statutairement descendu président d’honneur. Tous trois responsables à la création du parti, nous avons été remplacés par des nouveaux. Cabral m’a remplacé à la tête du parti, le premier fils du premier secrétaire a remplacé papa et la trésorière générale, une anglophone », conclut l’homme politique.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter