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General News of Tuesday, 24 November 2020

Source: cameroonvoice.com

Répression et dissolution du MRC: le régime Biya passe à la seconde phase de son plan

Rien n’arrête plus le régime en place au Cameroun en matière de répression. Deux mois après la séquestration de Maurice Kamto par les sbires de Paul Biya, ce dernier a décidé de mettre en détention provisoire pour une durée de six mois, la présidente du Mouvement des Femmes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Mispa AWASUM.

Cette décision à l’encontre de madame Awassum pour complicité de révolution et de rébellion, a été rendue en début de soirée ce lundi, 23 novembre, par le juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé, FACKWI Antoine.

Une autre militante du MRC, Bouyom Rosine, a été également placée en détention provisoire, cette fois-ci par le Procureur de la République du Tribunal de première instance de Yaounde centre administratif.

Tout est allé très vite après une manifestation spontanément organisée par des militantes du MRC pour réclamer la libération du leader de ce parti, Maurice Kamto, qui se trouve dans l’œil du cyclone du régime depuis qu’il a refusé de prendre acte de la réélection frauduleuse de Paul Biya (officiellement âgé de 87 ans et… président de la république depuis le 20ème siècle).

Maurice Kamto est en effet enfermé dans son domicile depuis 62 jours et ne peut en sortir, alors qu’aucune décision de justice n’autorise cette “assignation à résidence”.

22 Femmes militantes du MRC surnommées les #Takumbeng, avaient été interpellées le 21 novembre lors de la manifestation mentionnée supra, et 20 d’entre elles avaient été libérées tard dans la nuit de samedi à dimanche. Seules restaient détenues à la Division Régionale de la police Judiciaire du Centre, la Présidente Nationale FMRC Bar Awasum Mispa et madame Bouyom alias #Magni.

Alors que leurs nombreux camarades attendaient leur libération, le juge d’instruction du tribunal militaire a décidé de s’occuper du cas de la dirigeante du MRC qui est une civile, et qui n’était en possession d’aucune arme, même pas une arme blanche, au moment de son interpellation. Le résultat en est la décision que l’on connait désormais.


Comme quoi, le président camerounais de fait qui prétendit un jour vouloir laisser de lui l’image de celui qui avait apporté la démocratie et la prospérité à ses compatriotes est en train de briller de mille feux dans tout ce qui est antinomique à ces valeurs, d’où la main lourde qu’il a vis-à-vis de ses adversaires politiques. En fait, la justice militaire dépend du ministère de la Défense. Un portefeuille ministériel est placé sous la responsabilité d’un “ministre délégué à la présidence de la République”, ce qui fait du président de la République le véritable titulaire du ministère, et le donneur d’ordre de toutes les décisions du Tribunal militaire qui exécute plus des instructions martiales émanant de sa hiérarchie qu’il ne rend justice. Rendez-vous ce mardi 24 novembre 2020 en chambre de flagrant délit.

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