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General News of Tuesday, 1 December 2020

Source: 24cameroun.com

Régionales : le Rdpc opte pour la corruption

L’option tarifaire imposée par le parti au pouvoir pour l’échéance du 06 décembre prochain inclut une grande partie des fonctionnaires de l’État y compris les gouverneurs, préfets et sous- préfets.

S'il y avait encore des doutes sur le caractère partisan des administrateurs à la tête des régions, des départements et arrondissements la nouvelle décision du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais ( Rdpc) aux commandes depuis 38 ans vient à point nommé pour briser le mythe du militantisme de ces derniers. Une longue liste de l’instance supérieure de ce parti ordonne au personnel de l’État les montants à verser dans ses caisses afin de le soutenir lors des élections régionales du 06 décembre.

Le prétexte choisi à l’heure actuelle et relatif aux élections régionales brise le scepticisme de ceux qui croyaient avant cette note à la neutralité des autorités administratives. Finalement c’est la soumission au Rdpc qui est la raison principale de leur position au sein de l’appareil de l’État. Au cas contraire pourquoi leur exige-1- ont une contribution financière comme soutien au parti de Paul Biya pour la première élection régionale de l’histoire du Cameroun ?

De la mercuriale pour tous…

Le pécule recommandé par le comité central du Rdpc concerne les acteurs du secteur privé et public. Il varie selon le portefeuille des contributeurs et en fonction de l’échelle que chaque personne représente dans la société. L’indice de la valeur individuelle est déterminant. Curieusement les sommes de 500.000 Fcfa sont exigées pour les gouverneurs des régions et vices recteurs tandis que les préfets sont attendus à verser 300.000 Fcfa. Les sous- préfets quant à eux vont cotiser 150.000 Fcfa.

Tout cet argent sera versé dans la trésorerie du Rdpc et permettra de financer les campagnes du parti en cette période où les élections régionales avancent à grands pas. Ministres, directeurs régionaux, cadres de la fonction publique des services centraux et déconcentrés de différents ministères sont appelés à tontiner selon un coût fixé par la hiérarchie du parti. Pareil pour les chefs traditionnels candidats qui vont débourser 500.000 FCFA pour entrer en compétition.

La réalité démontre le noyautage du parti au pouvoir face à l’administration publique et la chefferie traditionnelle. Pourtant les administrateurs ont pour impératif la neutralité et l’objectif. Toutefois leurs intentions et décisions témoignent’de leur obéissance au Rdpc considéré à tort ou à raison comme le parti- État.

Une administration à la solde du Rdpc

L’oligarchie au pouvoir a réussi au fil des ans à absorber les institutions voire l’État. Dans un système où la promotion des administrateurs dépend de leur lien étroit avec le parti au pouvoir l’on ne saurait tabler sur une gouvernance objective tant leurs décisions sont fortement influencées par le politique. Leur côté subjectif est davantage remarqué à travers une balance politique dont le poids pèse du côté du Rdpc.

Dans ce déséquilibre des forces malheureusement soutenu par une gestion à deux vitesses de l’autorité administrative les critiques du régime subissent les sanctions injustifiées des gouverneurs, préfets et sous-préfets. Militants masqués du Rdpc leurs actions au bout du compte ont pour but de faire perpétuer à la tête de l’État un système de plus en plus vomi par une grande partie de l’opinion.

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