Vous-êtes ici: AccueilInfos2019 06 09Article 464584

General News of Sunday, 9 June 2019

Source: Journal Du Cameroun

Région du Nord: le développement par le reboisement

La lutte contre la dégradation des massifs forestiers dans cette partie du Cameroun est également un moyen pour autonomiser les communautés.
Le lac Lagdo, dans la région du Nord du Cameroun est plus qu’une étendue d’eau.

En plus d’aider à la production de l’énergie électrique pour toute la région grâce au barrage hydroélectrique qui y est adossé, le lac est un important espace économique pour les communautés riveraines. Ce qui explique en partie la présence sur le plan d’eau d’une unité de la Marine nationale du Cameroun chargée notamment de lutter contre les trafics en tout genre.

Mais Lagdo est menacé par l’ensablement qui réduit son lit et affecte les activités des communautés riveraines. D’où la mise sur pied par le gouvernement d’un projet de reboisement des rives du lac Lagdo d’une valeur de plus de 45 millions FCFA.

Logée au sein du projet Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+), cette enveloppe a déjà permis « un reboisement de la berge Ouest du lac de Lagdo sur une distance de 50 km afin de réduire l’ensablement du lac », explique Yannick Claude Plong, responsable de la composante Redd+ à la commune de Lagdo.

Financé par le 11e Fonds européen de développement (Fed) qui a pour partenaire délégué l’Agence française de développement (Afd), le reboisement des berges du lac est exécuté avec le concours technique du Programme national de développement participatif (Pndp). « Nous avons eu aussi le massif forestier qui depuis quelques années subit une forte pression anthropique. Afin de préserver cet espace, le Pndp a appuyé la commune de Lagdo dans le processus de classement de cet espace en forêt communal et les communautés ont été formées à la gestion durable des ressources naturelles, aux activités génératrices de revenus », poursuit Yannick Claude Plong.

« D’un autre côté, nous avons eu le massif forestier d’Ouro-Doukoudjé qui depuis quelques années subit une forte pression anthropique. Afin de préserver cet espace, nous le Pndp a appuyé la commune dans le processus de classement de cet espace en forêt communale », développe-t-il.

Pour assurer la préservation du massif, cet organisme gouvernemental a « formé les communautés à la gestion durable des ressources naturelles, aux activités génératrices de revenus […]. A travers les forages que nous avons construits dans les villages, nous avons réduit le taux de mortalité lié au choléra. Dans le domaine de l’agriculture, nous avons formé les communautés aux techniques de fertilisation en utilisant les engrais organiques », explique le point focal Redd+ dans la commune de Ladgo.

Pour sa part, Yakubu Ngarvounsia, président du comité de concertation du village Ouro-Tchaïdo – et délégué des quatre sites où le projet Redd+ est implanté -, perçoit déjà les retombées de cette opération de reboisement. « A ce jour, 18 000 plants végètent normalement. La communauté apprécie cette action. Le forage nous aide beaucoup et nous avons également reçu du matériel agricole. Nous avons suivi des formations et cela nous aide aujourd’hui. Nous voulons juste que l’accompagnement soit davantage accru », informe-t-il.

En visite fin mai sur des sites où le projet est mis en œuvre, l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a livré son sentiment : « je suis fier que la France puisse travailler avec les autorités camerounaises sur les projets concrets de développement qui améliorent au quotidien la vie des gens. Ce que nous faisons avec le Pndp, c’est que nous discutons avec les populations. Nous nous entendons avec les populations, avec les autorités locales sur des politiques concrètes qui aident les gens à mieux vivre. Et le chef de la mission diplomatique française de conclure : ici c’est des opérations de reboisement. Sur plus de 200 hectares, on a replanté plus de 20 000 pieds de différents espaces et évidemment pour le quotidien des populations cela compte ».

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter