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General News of Tuesday, 9 March 2021

Source: Actu Cameroun

Rébellion contre l’Etat : Me Eugène Balemaken disculpe lya Mohammed

Le conseil de l’ex directeur général de la Sodecoton a fait une mise au point au sujet d’une vidéo dans laquelle son client est présenté comme un des leaders d’un mouvement insurrectionnel.
«Les allégations relatives au prétendu statut de « leader” affublé faussement à monsieur lya Mohammed sont totalement infondées…». Me Eugène Balemaken est formel en ce que son client, lya Mohammed, ne fait pas partie du leadership du Mouvement pour la libération du Cameroun (MIc), un mouvement qui a diffusé fin février une vidéo dans laquelle l’ex directeur général de la Société de développement du » coton (Sodecoton) est présenté comme tel. Mais c’est davantage à Boris Bertolt que l’avocat au barre, u du Cameroun répond.

Le journaliste lanceur d’alertes très intro luit dans les hautes sphères du pays, a relayé cette vidéo en soutenant que le Mlc a entrepris des négociations en vue de la libération de celui contre qui la justice peine à trouver des arguments pour soutenir une inculpation depuis 2013. Pour le-conseil’ de l’ancien patron de la Sodecoton et ex président de la Fédération camerounaise ’de football (Fécafoot), il n’y a eu «aucune négociation , mon client purge sa peine…».

En tout cas, «mon client n’a mandaté personne pour de quelconques négociations ; d’ailleurs qu’il est sous le coup d’une condamnation dont il a déjà purgé une partie de la peine, et il ne peut être libéré qu’à la fin, à moins qu’il ne bénéficie d’une grâce», insiste l’avocat pour qui «ces allégations constituer) de simples affabulations véhiculées vraisemblablement à des fins inavouées».



Dans la vidéo exploitée par Boris Bertolt, un homme en treillis dont ni le nom, ni le grade, ne sont dévoilés, déclare que «nous avons entrepris certaines négociations pour la libération de certains de nos leaders». Citant «notamment Marafa Hamidou Yaya, Gervais Mendo Ze, lya Mohammed et autres».

Avant de regretter que «le gouvernement camerounais [soit] en train d’utiliser nos cerveaux». En clair, que «te gouvernement camerounais croit qu’il petit nous piéger pour venir à bout de notre mouvement», se moque-t-il. «Mais nous mettons également en garde certains individus qui sont du côté de Ngaoundéré. Ils sont en train de faire du commerce avec nos noms». Quoi qu’il en soit, «à partir du moment où ils ont refusé de libérer nos leaders, nous avons mis stand by à nos négociations. Ceux qui disent qu’ils continuent de mener des négociations en notre nom, c’est faux», reprend-il.

«Après Biya ce sera Biya»
La vidéo rendue publique fin février dernier met en exergue des hommes armés se réclamant d’un certain MIc, en indiquant qu’ils opèrent «te long de la frontière entre- le Cameroun et le Nigeria», notamment dans la partie, septentrionale. «Les Nordistes, réveillez-vous, vous n’êtes pas des moutons», lance-t-il. «Chaque loi qu’on vote dans ce pays, on appliqué d’abord ça au Nord, parce que nous sommes .des moutons n’est-ce pas?».

Citant entre autres Halcomi, structure de.ta douane qui lutte contre la contrebande. .«Certains sorciers nous qualifient de Soudanais, d’Ethiopiens, et autres. Oui qualifiez-nous. [Mais] nous sommes des Camerounais; nous savons avec qui négocier». Toujours est-il que «la nationalité ne compte pas dans une rébellion», en admettant que «nous avons des mercenaires de toutes les nationalités». Mais «nous ne sommes financés par aucune force’ étrangère, c’est à travers nos propres moyens que nous avons entrepris ce mouvement», assure-t-il.

Convaincu que «après Biya ce sera Biya», en l’occurrence. Franck Biya, H invite «tes jeunes diplômés à ne pas attendre le miracle», et surtout, «rejoignez le. mouvement de libération du Cameroun», car «on va libérer le Cameroun par les armes». L’homme qui porte la parole du groupe, parle en français et en Fufuidé et dénonce la gouvernance du pays par le régime Biya qu’il menace de représailles. «Les 40 ans du pouvoir ce sont eux les voleurs. Le plus grand bandit c’est le gouvernement», pointe-t-il.

Avant de circonscrire les revendications au grand nord du pays. Dénonçant musèlement du mouvement 10 millions de Nordistes, le leader du mouvement s’attaque aux «douaniers qui sont entre Garoua et le Nigeria, entre Garoua et Ngaoundéré». Mais surtout à «Cavaye Yeguie Djibril, un vieux que les nordistes sont en train ~ d’adorer».

Refusant que leur groupé soit considéré comme.des coupeurs de route. «Nous avons osé nos ‘revendications, personne ne nous a écoutés. Quand vous manifestez, on dit que vous êtes terroristes.’ -Maintenant, on va manifester avec les armes, comme vous voulez la loi du plus fort, on va manifester ainsi», justifie-t-il l’option militaire qu’ils ont engagée. Non sans mesurer la portée de leur acte et ce. qui les attend. «Le gouvernement camerounais a recruté des civils armés comme autodéfense pour nous combattre», dévoile-t-il.

Invitant les groupes d’autodéfense à «se mettre à l’écart » car nous sommes des militaires, nous n’ayons pas de, problème avec vous;, lé problème, est entre -le gouvernement camerounais et nous. Laissez nous nous battre avec les Forces de défense et de sécurité camerounaises. Vous n’êtes pas capables de nous combattre car les armes que nous détenons, vous né les avez pas et vous n’avez pas la capacité de nous combattre», se bombe-t-il le torse. Et «si vous tirez sur un de nos éléments, nous allons essayer de supprimer vos villages un par un Ça je vous le garantis. Les représailles seront énormes; vous serez des réfugiés», , menace-il les groupes, d’autodéfense.

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