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General News of Friday, 17 April 2020

Source: cameroonvoice.com

Réapparition de Paul Biya: 'c'est Maurice Kamto qui a bougé les lignes'

Alors que le silence du président Paul Biya ainsi que son absence physique étaient devenus plus problématiques que la pandémie de Coronavirus, l’homme politique camerounais Maurice Kamto a saisi l’Assemblée Nationale hier mercredi 15 avril, pour que cette institution constate la vacance au sommet de l’Etat. Moins de 24 heures après, le président a fait signe de vie.

Mais avant l’heureuse nouvelle du retour parmi les vivants du président camerounais, l’acte éminemment politique de Maurice Kamto a poussé un ponte du régime qui donne l’impression de faire partie d’une conspiration visant à écarter secrètement le président de la République en exercice, afin de dérouler le plan diabolique d’une succession de gré à gré à la tête de l’Etat, à se remettre à l’ouvrage de la malveillance, en déployant comme à l’accoutumée, l’artillerie lourde du « gros français ». Pour apprendre à tous les tarés de Camerounais qui peuplent la terre que « L’article 81, alinea 1 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que les pétitions doivent être adressées au président de l’Assemblée Nationale par un ou plusieurs députés. Aucun citoyen ordinaire n’a le droit de saisir le président de l’Assemblée Nationale ou le bureau. C’est un impératif exclusif».

Sauf qu’après un tel argumentaire qui montre qu’à moins d’être membre du syndicat du crime, on peut être un grand “françologue” organique et ne rien comprendre à de simples aphorismes tels que « la nécessité contraint la loi », le sentiment qui reste de ces soubresauts de putschistes masqués est qu’ils sont toujours largués à des kilomètres de distance par un Maurice Kamto qui les mène par le bout du nez.

Déjà réputé pour son humanisme et son pacifiste, Maurice Kamto ne cesse depuis son élection à la présidence de la république, il y a un an et demi, combien il est aussi un légaliste pur et dur, doublé d’un républicain comme ça n’en court plus les rues au Cameroun. La preuve vient une fois de plus d’être donnée, maintenant que des millions de ses compatriotes lui doivent d’avoir de nouveau un président de la république… actif !

En effet, quoique privé -par les forces obscurantistes s’appuyant sur les forces de répression qui ont pris le contrôle de l’armée et de la justice- de la possibilité d’exercer la réalité du pouvoir à lui conféré par les urnes le 7 octobre 2018, le Professeur Maurice Kamto a décidé depuis quelques semaines de voler au secours du président Paul Biya, pourtant principal bénéficiaire (officiel) du holdup électoral de 2018 à son détriment.

Libérer le président légal du Cameroun des griffes des forces rétrogrades et antidémocratiques qui, à défaut de l’avoir assassiné le retiendraient en otage, question de lui fabriquer un successeur dont l’arrivée au pouvoir ne devrait aucunement obéirait au mécanisme constitutionnel réglant la question de la vacance du pouvoir, voilà la mission que s’est imposée Maurice Kamto depuis sa sortie du 27 mars exigeant une apparition et un discours publics de son ancien adversaire de l’élection présidentielle d’octobre 2018 succession à la tête de l’Etat.

Certes, la résistance des putschistes se fait rude, puisqu’à toutes les manœuvres de Maurice Kamto pour faire réapparaitre le président de la République, Magistrat suprême et Commandant en chef des armées camerounaises par ces temps de péril grave dénommé Coronavirus Desease 2019 (Covid-19), ces criminels ont su lui opposer une soi-disant noblesse du “silence présidentiel” comme un précepte immuable de gouvernance, ou à tout le moins, comme une originalité subtropicale dont le Cameroun devrait se vanter à la face du monde. Mais Kamto n’en démord pas.

Ouvragées par des philosophes de l’obscurantisme –hélas !, au crépuscule de leurs carrières de malfaisants politiques-, les laborieuses démonstrations de sophisme au travers de longues thèses puant un mélange de fatuité et de complexe d’infériorité n’ont réussi qu’à accroître la pêche chez le très inspiré combattant pour les droits civiques des Camerounais.

Le contraire eut surpris :

Quand quelqu’un a posé la simple question de savoir où est passé le président de son pays depuis le temps que dure la catastrophe qui étreint le pays, il lui reste suffisamment d’énergie pour d’autres actions d’éclat. Ce n’est pas le cas pour les tartufes “créatures” du démiurge qui vont s’époumoner des tomes entiers au sujet d’un “coup d’épée dans l’eau” pour conclure à une “danse” ou un “zézaiement de la libellule”.

Quand quelqu’un -partant du postulat que le peuple est le souverain maitre et ne peut-être bridé par la loi que tant que celle-ci sert ses intérêts permanents et conjoncturels- exhorte un peuple abandonné à lui-même par des dilettantes et des intermittents de la gouvernance à se prendre en charge et qu’en face de lui des fauteurs professionnels de haine lui reprochent des manœuvres politiciennes et commettent à ses trousses d’ancien repris de justice ou autre banquier ayant par le passé réduit à la misère et poussé au suicide des épargnants qui n’avaient pas vu venir le grand banditisme à la Koagne Donatien et se sont fait abuser, le premier a toujours le temps de jouer de sa clairvoyance pour passer à la vitesse supérieure laissant les sans-culotte gloser tout leur soûl leur supposée maitrise du droit constitutionnel, du droit des affaires, du droit financier… du droit de la terre, de la mer et de l’air.

Le sens poussé de l’anticipation et du passage à la vitesse supérieure, ou le paradigme de la longueur d’avance en politique : le fondement de la méthode Kamto
L’histoire retiendra que le Mercredi, 15 avril historique de l’an du Coronavirus, l’éminent intellectuel et homme politique camerounais Maurice Kamto qui sait que ses véritables ennemis sont ceux qui ont kidnappé et muselé Paul Biya, envisageant de ne le libérer que s’il leur donne la garantie qu’il avalisera une modification de la Constitution allant dans le sens de davantage de confiscation du pouvoir par leur clique, ou, à défaut, d’en finir avec lui dans le secret de leur repaire, d’exécuter leur complot à leur convenance en portant sa signature au bas du coup, avant d’annoncer au peuple « avec regret, la disparition du chef de … », a pris les devants, en posant l’acte le plus marquant de l’histoire des institutions camerounaises de ces 60 dernières années : celui de prendre ses responsabilités de citoyen en se dressant seul contre un monstrueux appareil ethnotribal en pleine perpétration de l’un des plus monstrueux coup d’Etat du 21ème siècle en Afrique.

N’en déplaise au chœur des analphabètes juridiques en costume trois pièces et autres “gromologues” pédants appelés à la rescousse, qui se découvrent soudainement des talents frelatés de juristes de l’obscurantisme et tentent de donner du sens à ce qu’il y a de plus insensé (comme le fait par exemple de justifier le silence d’un chef d’Etat quand son pays est en danger par le fait que dans les pays où des chefs d’Etats et de gouvernements sont montés en première ligne pour indiquer la voie à suivre afin de venir à bout du coronavirus, le danger ne s’est pas pour autant laissé contenir*), Maurice Kamto est encore pour l’heure, le seul Camerounais à se faire du souci pour Paul Biya et son pouvoir. Oui, le seul à ne pas vouloir que des apprenti-sorciers réalisent la dernière étape du coup d’Etat mis en route lors de l’élection présidentielle.

Kamto a beau être l’adversaire politique le plus résolu de Biya, l’audace qu’il met à ébranler l’une des pires satrapies d’Afrique a beau évoquer un Jay Bolsonaro au Venezuela, le « président élu… du MRC » pour dire comme une certaine Fame(use) créature, rappelle à bien des égards, depuis son entrée fracassante dans la lutte contre le Coronavirus, un Boris Eltsine alors président du Soviet suprême de la République socialiste fédérative soviétique de Russie bravant l’Armée Rouge lors du coup d’Etat manqué des conservateurs dirigé par le Général Guennadi Ianaïev .

Celui qui a pourtant des raisons de se battre pour récupérer le pouvoir (que les Camerounais lui ont confié, et qui lui a été volé –et-) pour lequel on lui a fait passer injustement 9 mois dans les chaines, ne cherche plus qu’une seule chose maintenant : mettre à nu ceux qui auraient séquestré –ou fait pis- sans le moindre égard pour son âge et sa santé, l’homme qui a eu le cran, à 85 ans, malgré une santé fragile l’empêchant de battre campagne physiquement, un fringant homme politique, récemment arrivé sur la scène, plein de bonne volonté et d’ambitions pour son pays, plein de son amour pour ses concitoyens qui le lui rendent bien, qu’ils soient du terroir ou de la diaspora.

Ne serait-ce que parce que le président Biya mérite que l’on rende compte de son état aux Camerounais, ses employeurs, de son intégrité physique, parce que l’armée Cameroun ne saurait souffrir que son principal soldat déserte au moment où il est en guerre contre un ennemi tellement dangereux qu’il pourrait retourner une armée contre elle-même, et parce que c’est Kamto qui le demande, et parce que Kamto a pris les devants, Et enfin parce que quand c’est Kamto qui prend les devants toutes les forces d’inertie se sentent obligées de se le magner, quitte à produire aux Camerounais un président qui n’apparait que pour causer avec un ambassadeur français au sujet du Coronavirus, les Camerounais devraient prendre leurs responsabilités et demander à l’Assemblée Nationale de dire si le Cameroun a encore un Commandant en chef ou non. Si oui, d’en produire un qui mette lui aussi un cache-nez pour l’exemple, sinon, d’agir en conséquence pour que commence le processus légal de son remplacement.

Car le Paul Biya que les Camerounais connaissent a souvent donné l’exemple en des occasions capitales. A l’instar des élections. Sous le son des tambours et des trompettes. Pas seulement sur Twitter.

*Un raisonnement cochon et de cochon qui pourrait prosaïquement se traduire par le trivial message suivant : « Puisque malgré la résistance du chef de la famille voisine les brigands ont violé son épouse et ses filles, tué ses fils et emporté ses biens en le laissant pour mort, il est plus que raisonnable que je n’oppose aucune résistance quand sera venu mon tour de recevoir la visite des bandits ». Voilà le droit que le plus moche des gromolo-sémiologues et un ancien faussaire doublé de banquier failli, auxquels il faut ajouter des théoriciens au museau tordu du génocide anglo-bami, enseignent à un immortel du droit comme Maurice Kamto, au point de rejeter sans appel des principes moraux consacrés par la science juridique et faisant aussi bien autorité que jurisprudence comme l’aphorisme selon lequel « nécessité fait loi ».

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