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General News of Tuesday, 23 February 2021

Source: Journal Du Cameroun

Qui est James Mouangue Kobila, le nouveau président de la Commission des droits de l’Homme ?

James Mouangue Kobila, nouveau président de la CNDH James Mouangue Kobila, nouveau président de la CNDH

L’universitaire, spécialiste du droit, a été confirmé à la présidence de la Commission des droits de l’Homme du Cameroun, sept ans après en avoir été nommé vice-président.

Par décret du vendredi 19 février dernier, le président Paul Biya a nommé de nouveaux membres à la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), anciennement Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL). Parmi ces nominations, figure celle de James Mouangue Kobila au poste de président. L’homme était déjà vice-président de l’institution et assurait l’intérim depuis mai 2020 et la mort de l’ancien président Chumeta Devine Banda. James Mouangue Kobila avait été nommé à la vice-présidence de CNDHL en février 2014.

Né le 23 janvier 1967 à Nkongsamba (région du Littoral), Gabriel James Mouangue Bonam Kobila est un universitaire chevronné, spécialiste du droit en tout genre : droits de l’homme, des minorités et des peuples autochtones, Droit international pénal, Droit constitutionnel, Droit et contentieux électoral, Droit du maintien de la paix et de la sécurité internationales, Droits des étrangers, etc. Des connaissances qui lui ont permis de participer à plusieurs grands dossiers.

En avril 2003 par exemple, il est collaborateur de la Commission mixte des Nations Unies chargée de la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour internationale de justice du 10 octobre 2002, rendu en l’affaire de la Frontière terrestre et maritime Cameroun, Nigeria, Guinée Équatoriale. Entre 2004 et 2008, il est Conseiller spécial à la Coordination provinciale de l’Observatoire national des élections pour le Littoral et de juillet 2013 à septembre 2015, il est membre du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football ; tout comme il offrira son expertise en qualité d’arbitre-conciliateur à la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun, entre juin 2014 et juin 2018.

Militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, il est rapporteur de la Commission régionale de supervision et de contrôle des investitures du RDPC pour les législatives de 2020 dans le Littoral. Au cours du Grand dialogue national, celui qui en 2012 accuse Maurice Kamto d’avoir plagié ses travaux est rapporteur à la Commission n° 3 chargée des systèmes juridique et judiciaire.

En effet, le 14 mars 2012, James Mouangue Kobila porte plainte au leader du tout nouveau parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). James Mouangue Kobila, enseignant de droit à l’Université de Douala, reproche à Maurice Kamto ainsi qu’à Jean-Claude Tcheuwa, un autre professeur agrégé de droit public, d’avoir omis de mentionner son nom lors de la réédition d’un manuel juridique qu’ils avaient cosigné en 2003. L’affaire est pendante devant les tribunaux.

Le nouveau président de la commission des droits de l’Homme est également un enseignant qui a occupé plusieurs postes de responsabilité à l’université de Douala à savoir, Chef du département de droit public (janvier 2010-avril 2013), Vice-doyen chargé de la recherche et de la coopération à la Faculté des sciences juridiques et politiques (avril 2013 octobre 2013), Directeur des affaires académiques et de la coopération (février 2014-juin 2017). Licencié en droit de l’Université de Yaoundé en 1989, celui est qui le major de sa promotion sera, en2015, boursier de doctorat de l’Académie de Droit international de La Haye.

James Mouangue prend aujourd’hui la tête d’une institution qui a subi un relifting. En effet, 30 après sa création, les membres de la nouvelle commission des droits de l’Homme sont permanents et leur activité est incompatible avec toute autre, sauf pour les enseignants. Par ailleurs, l’organisme abrite désormais le Mécanisme national contre la torture.

Quoi qu’il en soit, le nouveau président devra également faire avec une Commission dont le gouvernement n’a eu de de réduire le budget au fil des années. Tout comme il devra composer avec la méfiance des organisations de défense des droits de l’Homme, à l’instar du Mandela Center qui estime d’ores et déjà que « la nomination des 15 membres de la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) sans consultation avec des acteurs clefs de la promotion et la protection des droits humains est une énième escroquerie gouvernementale ».

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