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General News of Tuesday, 11 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Quand la justice est guidée par les agendas politiques

Les procédures sont commandées par le ministère de la Justice Les procédures sont commandées par le ministère de la Justice

Les magistrats sont incapables les preuves matérielles contre les accusés.

L’agenda politique commande les procès.

Les procédures sont commandées par le ministère de la Justice.

Les procureurs sont pourtant intimement convaincus de l’intention de soustraire l’argent public dans bien de cas, cependant ils n’arrivent pas toujours à brandir la preuve matérielle du délit faute de compétences pointues. Conséquence : plusieurs affaires sur lesquelles de vertigineux soupçons de prévarication planent sont balayées sous le tapis et ne donnent même pas lieu à l’ouverture d’une information judiciaire. Sauf bien entendu quand la faute est flagrante ou bien quand l’agenda politique le commande. Il n’est dès lors pas rare d’assister à la multiplication des renvois « en attendant que le dossier se remplisse », souffle un magistrat. Un aveu.

Un aveu de malversations

Difficile de dire si l’affaire de l’ancien directeur général de la Crtv Amadou Vamoulke tombe dans la catégorie des cas complexes en matière financière. Même si effectivement le nœud du procès réside en partie dans le débat autour de la validation des comptes par le conseil d’administration tout au long des dix années que l’ancien journaliste a passé à la tête de l’Office audiovisuel public du Cameroun. Mais l’agenda politique a davantage montré son rôle dans l’engorgement des tribunaux avec le cas récent de Gervais Mendo Ze, lui aussi ancien manager de la Crtv. Le professeur embastillé en 2014 est décédé en détention préventive alors que son cas tardait à être entendu par la Cour suprême. La semaine dernière, alors que sa famille organise ses obsèques, les greffes de la Cour ont annoncé une audience qui a été au demeurant renvoyée. Des sources laissent entendre que l’accélération de la procédure avait été commandée par le ministère de la Justice, pressé par la présidence de la République, elle-même sous pression d’une opinion publique qui revendiquait de l’arrêt des poursuites contre l’ancien haut commis. Un coup d’accélérateur qui a démarré à contretemps visiblement.

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