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Politique of Sunday, 4 October 2020

Source: cameroun24.net

Prof Fame Ndongo tacle violemment Kamto et l'invite à un débat

Alors que la coalition des Forces du Changement annonce la poursuite des manifestations le 6 octobre prochain, dans une tribune, le Secrétaire à la Communication du Comité Central du RDPC, le parti au pouvoir leur demande de laisser la voie de la rue.


QUI A PEUR DES URNES ET DU DEBAT D'IDEES

1- La Constitution est claire

La Constitution dispose, en son article 3, que « les partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils doivent respecter les principes de la démocratie, de la souveraineté et de l’unité nationales. Ils se forment et exercent leurs activités conformément à la loi. ».

La Loi Fondamentale ne stipule guère que les Partis sont autorisés à marcher, courir, grimper, sauter, vitupérer, vociférer, mentir, pour accéder à la magistrature suprême.

La seule voie légale qui confère une légitimité républicaine au détenteur du pouvoir suprême est celle de l’élection prévue par la loi.

Et, mutatis mutandis, pourquoi ne pas « marcher », « courir » ou « sauter » pour devenir député, sénateur, conseiller municipal ou (bientôt) conseiller régional ?

Dans une démocratie avancée, « marcher » pour conquérir le pouvoir, correspond à ce que l’on appelle, en logique philosophique (Aristote), une aporie (contradiction ; impossibilité de résoudre un problème par le raisonnement logique ; ce mot vient du grec ancien, « aporia » = difficulté).

2- Equation à résoudre

Equation à résoudre : si je « marche pour conquérir la charge suprême de l’Etat, mon voisin est fondé à annuler mon acte par une « marche » et ainsi de suite, jusqu’à l’infini (+?).

Avec ce raisonnement par l’absurde, le chaos permanent s’installe, car aucune loi (droit positif, différent du « droit imaginaire » ou du « droit fantasmagorique ») n’a prévu le cas de figure suivant : marche + illégalité = accession à la magistrature suprême.

La seule équation légale et légitime est la suivante : élection présidentielle + majorité (relative ou absolue) = accession à la magistrature suprême.

Les excellents « marcheurs » (marathon), « coureurs » (100m ; 200 m ; 400m ; 800m ; etc.), « sauteurs » (en hauteur, à la perche, triple saut, etc.…) vont aux Jeux Olympiques et portent haut le drapeau de la République en respectant les règles sportives et l’éthique olympique.

3- Non à l’anarchie

Tout acte illégal visant à « chasser » du pouvoir un président de la République démocratiquement élu (résultat du scrutin validé par le Conseil Constitutionnel) procède de l’anarchie (du grec « anarkhia », absence de chef ou d’organisation légale).

Au Cameroun, nous récusons le pandémonium (du grec « pan » = tout, et « daimon » = enfer), c’est-à-dire « capitale supposée de l’enfer, lieu où règne le désordre, lieu plein d’agitation et de bruit).

4- Multipartisme intégral

Le RDPC demande aux Camerounais de l’intérieur et de la diaspora de persévérer dans la voie qu’ils ont, librement, choisie : la paix, l’unité, la fraternité, la légalité républicaine et le progrès, sous la houlette de S.E. Paul BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat, Président National du RDPC, qui a, courageusement, réinstauré, au Cameroun, le multipartisme intégral, la liberté d’expression, d’opinion, de conscience et la démocratie authentique. Le peuple camerounais l’a régulièrement et démocratiquement porté à la tête de l’Etat, pour son bilan éloquent, son leadership convaincant et sa vision futuriste.

5- Concurrence républicaine

Souvenez-vous de sa phrase prémonitoire, lors du congrès ordinaire du RDPC (28 Juin 1990) : « Notre parti est fort, certes, mais il doit dès aujourd’hui se préparer à affronter une éventuelle concurrence. Sachez donc vous y préparer dès à présent…N’oubliez pas que si la critique est aisée, l’art est difficile. ».

Certains (et ils étaient nombreux) n’en crurent pas leurs oreilles, car la scène politique et les schèmes mentaux étaient formatés par le monopartisme, depuis le 1er septembre 1966 (près d’un quart de siècle !).

Six mois plus tard, l’Assemblée Nationale (exclusivement RDPC), vota des lois historiques pour acter la démocratie et le Chef de l’Etat les promulgua, illico presto (Loi N° 90/052 du 19 décembre 1990 relative à la liberté de communication sociale, Loi N° 90/053 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté d’association, Loi N° 90/056 du 19 décembre 1990 portant sur la création des partis politiques).

6- Le RDPC quadrille le terrain

Depuis 30 ans, la démocratie libérale est donc devenue effective au Cameroun. Sans dormir sur ses lauriers, le RDPC s’est préparé méthodiquement à cette concurrence républicaine et s’y prépare rationnellement chaque jour, dans les 377 sections du Cameroun et de la diaspora. Il est donc prêt et il est d’attaque, dans la transparence absolue : chiffres, dates, faits, idées, stratégie, programme, vision.

Alors, qui a peur des urnes, de la concurrence républicaine et du débat d’idées ? Suivez mon regard.

Pr. Jacques FAME NDONGO,
Secrétaire à la Communication du CC du RDPC,
Membre du Bureau Politique

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