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General News of Friday, 5 February 2021

Source: www.camerounweb.com

Première déclaration de Mamadou Mota après sa libération

Tout juste après sa libération aux premières heures de ce vendredi 05 février 2021, le premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du cameroun (MRC), Mamadou Mota s'est rendu au domicile du leader du parti le Prof Maurice Kamto, à sa résidence au quartier Santa Barbara à Yaoundé.

Accompagné par une foule de partisans, il a exprimé sa joie et a appelé ces derniers à être de "véritables artisans du changement".



Après la joie des retrouvailles, tous se sont rendus à bord des voitures au Cabinet de Maitre Hippolyte Meli Tiakouang, le porte-parole du Collectif d’avocats, chargés de défendre les militants et sympathisants du MRC emprisonnés.

« C’est un soulagement pour le collectif, Mamadou Mota vient de sortir des geôles après y avoir passé un séjour de presque 20 mois. Il a traversé des étapes très dures. Après la traversée, de ce qu’ils ont eux-mêmes qualifié de la haie d’horreur de la torture, torture à la fois policière, administrative et judiciaire, il se trouve en fin libre. Le vice-président Mamadou Mota n’a pas eu droit à un procès équitable. Déjà il n’avait aucun fait contre lui. La procédure contre lui était cavalière, cette procédure n’a respecté aucune forme juridique » a dénoncé à chaud, Maitre Hippolyte Meli, interrogé par nos confrères de Cameroon-info.net.

« C’est une joie que nous ne pouvons pas dissimuler. Même si cette joie nous laisse un arrière-goût d’amertume parce qu’il sort de prison, en laissant derrière lui, de nombreux autres camarades et amis politiques du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Mais, il est là, et je pense que nous avons lieu de nous en réjouir » a déclaré Maurice Kamto, après avoir accueilli son hôte.

Arrêté le 1er juin 2019 dans la foulée de la répression des manifestations organisées par son parti politique contre le régime au pouvoir depuis 39 ans, Mamadou Mota, n’avait pas bénéficié de l’arrêt des poursuites décidé en octobre 2019 par le président de la République Paul Biya, au profit des militants de l’opposition incarcérés à la suite des marches susmentionnées, en raison de son implication dans la mutinerie, éclatée le 22 juillet 2019 à la prison centrale de Yaoundé.

Dans un premier temps, le tribunal de première instance de Yaoundé avait reconnu Mamadou Mota et Cie, coupables et condamnés à 2 ans de prison ferme pour rébellion en groupe, vols, tentative d’évasion, blessures sur détenus. Devant la Cour d’appel du Centre à Yaoundé, un chef d’accusation avait été finalement retenu contre Mamadou Mota et Cie, à savoir « rébellion en groupe » et la peine de Mamadou Mota, pour ne parler que de son cas, était passée de 2 ans à 18 mois…

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