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General News of Sunday, 4 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Pratiques bizarres en cours dans les morgues : Manaouda interpellé

Des voix s’élèvent de nouveau pour dénoncer l’attitude suspecte de certains employés des morgues au Cameroun. Ces derniers refuseraient aux proches des personnes décédées d’assister au nettoyage des corps. Ils obligent pourtant ces ceux-ci à certifier qu’ils ont reçu les corps en entier sans aucune vérification au préalable. Le ministre de la santé Manaouda Malachie est interpellé.

« Le Ministre de la Santé Publique doit urgemment se pencher sur les pratiques bizarres des morguiers de l'hôpital de district de Nylon- Douala.
Ce qui se passe là-bas dépasse l'entendement humain. Lorsque vous déposez la dépouille de l'un de vos proches à l'hôpital de district de Nylon - Douala, vous fournissez le certificat de genre de mort et le permis d'inhumer du médecin chez qui votre proche a rendu l'âme, ce qui est normal.


Mais curieusement, il arrive qu'à la levée de corps on ne vous n'admet pas dans la salle de nettoyage, ils font le nettoyage seuls, habillent la dépouille de votre proche avec le nécessaire qu'ils vous exigent de déposer à la veille, mettent dans le cercueil, zinguent le cercueil et vous exigent de signer tous les papiers attestant avoir retirer la dépouille de votre proche avec toutes les parties du corps (sans mutilation et autres).


Parfois lorsque les familles par curiosité ouvrent le cercueil pour contrôle, ils tombent sur des choses comme ce que vous voyez dans la vidéo.Pourquoi exiger aux familles de signer les documents attestant avoir retirer la dépouille avec toutes les parties du corps sans avoir permis que cela soit fait au préalable ? », raconte un témoin qui a souhaité garder l’anonymat.

Hôpital central de Yaoundé : le trafic des organes génitaux se fait entre 21h et 24h

Tout est parti de l’arrestation et la condamnation de jeune médecin Dr. Frabrice Oloua en 2020. Ce dernier était accusé d’abus de confiance et d’escroquerie. La justice lui reprocherait d’avoir soutiré 250 000 f cfa à sa plaignante qui n’était d’ailleurs pas au procès et dont le nom n’était pas sorti à l’audience. Saisi de l’affaire, le journaliste Remy Ngono a mené ses propres enquêtes et les conclusions sont terrifiantes.


Selon Remy Ngono, le jeune docteur Frabrice Oloua fraichement revenu du Canada après ses études a été recruté à l’hôpital central de Yaoundé après avoir fait des stages dans d’autres hôpitaux du Cameroun. C’est à l’Hôpital central de Yaoundé qu’un de ses collègues lui aurait proposé un trafic d’organe, pratique habituelle dans ce centre hospitalier selon le journaliste. Les malheurs du jeune docteur ont commencé depuis qu’il a décliné cette offre plutôt bizarre.

Remy Ngono saisit l’occasion pour détailler la chaîne du trafic d’organes humain à l’hôpital central de Yaoundé.



« Le trafic des organes génitaux se passent entre 21h et minuit. Ça vient de la direction. La direction répercute ça au major général et le major général s'appelle Ndjana Germain. Rien ne peut se passer sans lui.
A 21h, il y a la relève. Le médecin du jour doit partir. Quand il part, c'est là qu'arrive l'équipe des trafiquants d'organes humains et particulièrement des organes génitaux. Chez les hommes, il s'agit du sexe, chez la femme, on prend tout l'utérus. La seule partie qu'on ne prend pas c'est le rectum. On prélève également les seins. On met ça dans les glacières et ils appellent ça le courrier. Le courrier est récupéré par la personne qui a commandé entre 23 h et minuit. Les enquêtes que j'ai menées, c'est auprès des médecins eux-mêmes. Ils m'ont tout dit. Pour le faire on se sert d'un gynécologue, un chirurgien et dans ce service c'est Kouna Joseph qui est le chirurgien », confie Remy Ngono.

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