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Politique of Monday, 30 August 2021

Source: Horizons Nouveaux Magazine - N° 149

Présidence de section Rdpc Ndé : deux noms un siège

Les Niat et Mme Courtes Ketcha Les Niat et Mme Courtes Ketcha

Le maire Éric Niat favori; Courtes Cheval non partant. Dans leur écrasante majorité, les militants ne font pas mystère de leur désir de porter l'édile de Bangangté à leur tête.

Ainsi donc, de nouveau le duel Eric Niat, Célestine Ketcha Courtes pour bientôt encore. Madame le ministre de l'Habitat et du Développement urbain (Minhdu) se rêve en Françoise Foning, sur le plan politique. La défunte égérie de Bépanda avait en effet été la première femme à se faire élire à la tête d'une section du RDPC. Elle avait ainsi brisé le carcan qui voulait confiner le sexe dit faible dans un organe annexe : l'OFRDPC. Désireuse dans ses ambitions débordantes de s'aligner sur la même lancée, pourtant aucune ressemblance au fond, Célestine Ketcha Courtès s'est positionnée à la grande surprise de tous sur les startingblocks dans la ville de Bangangté, pour présider la section RDPC locale.

Parti de son poste de Ministre de la République alors que certains de ses collègues membres du gouvernement ont préféré s'effacer en faveur d'autres candidats. L'on peut raisonnablement se poser la question de l'opportunité d'une telle candidature, tant les chances de l'intéressée sont minces. " Si elle ne fait pas l'unanimité dans sa propre famille, avec les siens qui se plaignent publiquement d'elle en dénonçant la zizanie qu'elle sème et entretient en leur sein, comment sa place pourrait- elle être à la présidence de section, où il faut quelqu'un qui représente l'unité, et non les divisions ? " Ainsi commente un habitant du cru, vieux briscard de la vie politique dans le département. Notons ici que Mme le Minhdu n'aurait même pas dû concourir pour cette fonction, sa candidature il y'a quelque années avait été recalée pour non-conformité.


Le président de la Chambre de commerce, d'industrie, des mines et de l'artisanat (CCIMA) Christophe Eken, qui officiait alors comme président de la commission de supervision des élections au primaire du RDPC à la base dans le Ndé/Nord.

Respectant scrupuleusement les directives de Paul Biya, président national du parti, celui qui tient les rênes de la CCIMA rejeta le dossier Célestine Ketcha Courtès, qui était loin de cocher toutes les cases édictées par le Président de la République dans le cadre des activités de sa formation politique. Las. La candidature de madame le ministre passa en force, imposée par le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC qui était personnellement intervenu pour qu'on passe outre les instructions du chef de l'État. Afin que l'épouse du Blanc soit autorisée à prendre part au scrutin attendu, en qualité de candidate et non simple électrice. Se refusant d'avaliser une telle forfaiture, M. Eken préféra rendre son tablier, démissionnant de la présidence de cette commission. Monsieur Jean Nkueté s'empressa alors de le remplacer par quelqu'un de plus accommodant, qui appliquerait sans état d'âme ses consignes à lui, fussent-elles contraires à la volonté présidentielle : Anaclet Fomethe. Celui-ci qui s'était rendu à Bangangté, s'empressa de valider la candidature de Mme Courtès. Ce tour de passe-passe eût pu faire des remous dans le Ndé, si la plupart des militants n'avaient accueilli ce forcing d'un haussement d'épaules.

Sachant qu'ils auraient le dernier mot, leurs bulletins à glisser dans l'urne faisant fi du penchant d'un Jean Nkueté dont la motivation pour positionner dame Courtès ici, n'aura guère été l'intérêt supérieur du parti. À l'évidence, Mme Courtès se mordra bientôt les doigts d'avoir voulu contre vents et marées compétir. Car elle s'achemine vers une défaite à plate couture.

Le passé et l'avenir

En effet, dans cette course, elle est doublement handicapée. D'abord par ses propres casseroles, et ses intrigues qui n'ont que trop fait du mal. Ensuite par l'envergure de son challenger, Éric Aimé Niat. L'actuel maire de Bangangté, fonction dans laquelle il se montre chaque jour digne de confiance au regard de sa proximité avec les aspirations légitimes des militants du RDPC dans le Nde Nord.Celui-ci vient du reste de damer le pion à madame le Minhdu, qui dans un activisme de mauvais aloi voulait installer un de ses séides à la mairie de Bangangté. Quitte à ramer à contre-courant de la volonté des conseillers municipaux qui, le jour de la session de plein droit, firent honte à Mme Courtes en plébiscitant celui dont cette dernière ne voulait pas. Elle qui se voyait en faiseuse de rois.

Ces conseillers municipaux, qui ne relayaient là que les desideratas des populations, montrèrent à la face du monde combien madame le Minhdu est vomie par la base. Revoici donc Éric Aimé Niat face à elle dans une confrontation directe, le premier ayant tout pour l'emporter haut la main. Et sans doute savourera-t-il bientôt sa victoire ! Des forces il en dispose, loin de celles du fils à papa, ce qu'il a su éviter pour édifier sa propre texture, exister par lui-même. La solidité de son engagement pour le Renouveau, son empathie pour autrui, son militantisme chevillé au corps, feront certainement la différence.

Quant à Mme Ketcha Courtès, eu égard aux nombreuses et bruyantes casseroles qu'elle traîne, elle ne saurait faire prendre des vessies pour des lanternes ! Qu'il s'agisse de son passage fort controversé à la mairie de Bangangté, de ses manipulations obsessionnelles des choses et des gens à son seul profit, elle devrait bientôt mesurer l'ampleur du désamour existant entre elle et les populations, qui l'ont clairement désavouée à plusieurs reprises. Tous savent qu'elle est tout sauf un parangon de vertu, comme en témoignent les nombreux procès qu'elle a perdus dans les tribunaux de la cité capitale, à Douala ou encore Bafoussam. Pas seulement au civil mais aussi au pénal. Ce qui aurait pu la conduire derrière les barreaux. Telle n'est vraiment pas la stature que dans le Ndé/Nord on voudrait voir comme consubstantielle de la personne qui présidera aux destinées de la section. Sur ce plan M. Éric Niat, pour sa part, est blanc comme neige, la rectitude de son existence l'ayant toujours tenu éloigné des joutes judiciaires où il aurait été attrait comme accusé. Jamais. Faisant partie de la génération de jeunes leaders qui montrent brillamment qu'avec eux la relève est assurée, Éric Niat rassure et convainc, porteur d'une dynamique nouvelle qui ne demande qu'à se mettre pleinement au service du parti. Et dans le Ndé comme ailleurs, le RDPC a bien besoin de ce sang neuf, pour mieux résister aux coups de boutoir de l'opposition qui toujours aussi teigneuse, veut lui tailler des croupières. Notamment l'épouvantail MRC.

L'on s'achemine donc vers un combat qui à défaut d'être homérique, aura le mérite de révéler au grand jour le véritable poids des deux duettistes, tout le monde anticipant le résultat : une victoire par KO du maire sur un ministre que la rumeur annonce du reste en disgrâce à Etoudi. La goutte d'eau qui au palais aura fait déborder le vase, confie-t'on, résultant de cette ténébreuse cérémonie mystico-traditionnelle que l'on lui prête organisée pour qu'un jour, Célestine Ketcha Courtès occupe la magistrature suprême de notre pays à défaut devenir la Catherine Samba Panza du Cameroun le moment venu. Pas moins.

On se doute que Paul Biya ait modérément apprécié et applaudi à se rompre les phalanges. D'où ces supputations sur une sortie prochaine de dame Courtès du gouvernement. Surtout que le Ndé dispose d'un riche vivier d'hommes compétents, qui depuis ne cessent de faire la preuve de leur loyauté au chef de l'État. Une fidélité devenue douteuse chez la Minhdu.

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