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Politique of Wednesday, 29 April 2020

Source: Le Messager no 5519

Présidence de l’UDC: le hold-up de Tomaïno Ndam Njoya

Après s’être imposée aux termes de moult tractations comme maire de Foumban en remplacement de son défunt époux, l’ex-députée de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), a manœuvré pour conduire les affaires du parti jusqu’à la tenue de la prochaine convention en 2021.

Patricia Tomaïno Ndam Njoya, épouse du défunt Adamou Ndam Njoya, président national de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), actuelle maire de Foumban, devra désormais conduire les affaires courantes de cette formation politique, jusqu’à la tenue de la prochaine convention, prévue en 2021. C’est ce qui ressort au terme de la tenue d’une réunion des membres du bureau politique de l’Udc convoqué et présidé par le deuxième vice-président, Christophe Ndeuhela, en marge de la célébration du 29eme anniversaire de la création et de la légalisation de cette formation politique, dont le leader charismatique a été arraché à la vie le 7mars 2020 et porté en terre le lendemain. Depuis lors, l’Udc a eu maille à partir avec sa représentation. Tenez ! Dans le cadre des concertations des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale chez le Premier ministre, chef du gouvernement, en rapport avec la lutte contre le Covid19, sans oublier une réunion de travail avec les responsables d’Elecam, les organisateurs de ces assises ont fait appel à Sam Mbaka, premier vice-président de l’Udc et Tomaïno Ndam Njoya, maire de Foumban, par ailleurs membre du bureau politique de l’Udc.

Conscient que ce bicéphalisme naissant allait écorner l’image du parti, le bureau politique a signé une pétition appelant à désigner, celui ou celle qui devra diriger le parti durant la période transitoire, jusqu’à la tenue de la convention nationale prévue en 2021. C’est sur ces entrefaites que l’actuelle maire de Foumban a été portée aux commandes de l’appareil Udc. Pour un certain nombre d’observateurs, Sam Mbaka, premier vice-président de l’Udc devait prendre les rênes du parti jusqu’à la convention de l’année prochaine. Une telle perspective est en déphasage avec les textes fondateurs de l’Udc où il existe un vide juridique pour ce qui est de la vacance au poste de président national. C’est pourquoi, les membres du bureau politique ont pris leurs responsabilités en lançant une pétition dans le sens de désigner un nouveau leader.

Légitimité Diantre !

Pourquoi Sam Mbaka n’a-t-il pas été associé à cette initiative ? Le premier vice-président que Le Messager a contacté a clairement indiqué n’être pas au courant d’une réunion du parti à Foumban. En revanche, le secrétaire national à la Communication de l’Udc, Mongbat Ahidjo, indique au Messager qu’ «ils ont ménagé le 1er vice-président, quelque peu souffrant et surtout indisponible. En plus, en dehors de la présidence nationale et du Conseil exécutif, les membres du bureau politique de l’Udc, les vice-présidents et les autres membres du staff sont nommés par le président national qui jouit d’une légitimité». Explique le secrétaire national à la Communication qui avoue avoir été nommé comme les autres vice-présidents de l’Udc. Pourtant, Sam Mbaka lors de certains échanges informels avec les autres cadres du parti, suggérait la patience pour la période transitoire qui va durer moins d’un an, avant d’organiser la convention devant élire le nouveau boss de l’Udc.

Cette option, manifestement n’a guère prospéré au sein des instances du parti. Selon des sources internes au parti, sous la pression des banques, il semblait impératif pour l’Udc de désigner un responsable à la tête du parti à l’effet de gérer les affaires courantes et opérer les diligences nécessaires avec les banques où sont logés les comptes du parti pour le fonctionnement optimal de cette formation politique. D’où la pétition lancée en marge de la célébration du 29eme anniversaire du parti de feu Ndam Njoya. N’empêche que pour certains analystes politiques, la désignation de Tomaïno Ndam Njoya comme présidente nationale de l’Udc s’apparente à un hold-up, si ce n’est une des nombreuses facettes d’une démocratie conjugale expérimentée sur le bord du Noun. Ce d’autant que cette désignation s’est faite sur le dos du 1er vice-président pas invité aux travaux et déclaré indisponible. Une question subsiste. Sam Mbaka, acceptera-t-il cet état de fait ou va-t-il ouvrir un front de revendication pour contester cette désignation et faire entendre raison à ses camarades ? Chaud devant !

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