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General News of Wednesday, 10 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Pr Anne Njom Nlend plaide pour plus de femmes dans la gestion du système de santé

La présidente de l’Association camerounaise des femmes médecins (Acafem), pense qu’il faut pouvoir sans doute former les femmes davantage à pouvoir se défendre dans le champ du positionnement.


Le déficit de femme aux postes de prise de décisions dans le domaine de la santé au Cameroun est encore grave. Selon Pr Anne Njom Nlend présidente de l’Association camerounaise des femmes médecins (Acafem), « il y a beaucoup de femmes qui sont médecins chefs de districts de santé tout comme beaucoup de femmes sont parfois chefs des hôpitaux de districts. Mais c’est vrai que lorsqu’on s’élève au-dessus du district de santé et que l’on arrive au niveau des régions, à ce niveau-là, le gradient au détriment des femmes est encore plus marqué puisque déjà au niveau des délégations régionales de la santé, on va observer une défaveur nette. En tout cas, on est loin de la parité à ce jour. Lorsqu’on va encore au niveau plus élevé notamment des services centraux, on va encore observer ce gradient. Il y a eu quelques avancées mais je pense qu’il faudrait faire davantage et voir comment suivre de manière plus aigüe l’acuité dans ce domaine. Cela va être valable lorsqu’on regarde la direction des hôpitaux.


Même s’il y a des femmes directrices d’hôpitaux au niveau des districts, lorsqu’on arrive au niveau des régions, ou alors au niveau des hôpitaux de niveau un ou généraux, le gradient est encore en défaveur des femmes », note la présidente de l’Acafem. Elle déplore « qu’au niveau des hôpitaux de niveau élevé 1 et 2, y compris au niveau des hôpitaux généraux, on n’ait pas encore eu de femme directeur général. Quand on regarde le cas de l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, je dois dire qu’il y a là quelque chose quoi s’apparente à de l’injustice ».


La présidente de l’Acafem explique que « la sous représentativité des femmes aux postes de décision peut être liée à un ensemble de facteurs qui peuvent être des facteurs personnels, familiaux, les facteurs peut-être de profils de carrière. Et la question pour ce qui concerne réellement les femmes médecins, les facteurs de valorisation et d’ambition personnelle sur le plan de la carrière y compris la gestion conjointe de la vie familiale et de la vie professionnelle qui parfois n’est pas aisée et qui peut faire que certains postes à fort risque de mobilité peuvent faire que des femmes n’ambitionnent pas de s’y positionner parce que ça va entraver le cours normal de leur vie familiale ».


Elle plaide que quelque chose soit fait pour booster la gent féminine d’une part médicale et non médicale pour les amener à pouvoir mener de fond la bataille à la fois de leur vie personnelle, de leur carrière et celle justement de l’accession à des postes de décision. Pour elle, il faut pouvoir suivre les femmes et les motiver à prendre le leadership.

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