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General News of Wednesday, 10 June 2020

Source: cameplus.com

Pourquoi tant d'avocats meurent du Covid-19 ?


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

Depuis le début de la pandémie du coronavirus au Cameroun, 26 avocats sont déjà décédés. C'est la profession qui enregistre la plus forte mortalité. Soit plus de 10% de décès de la pandémie dans le pays.

Depuis le début de la pandémie à coronavirus au Cameroun, 26 avocats sont déjà décédés à la date du 09 Juin 2020. Probablement, la liste des décès n'est pas clause. C'est la profession ou on enregistre le plus une telle mortalité. Un vrai carnage. C'est plus de 10% décès de Coronavirus dans tout le pays! C'est trop!

Avant la réalisation d'une étude complète à ce sujet, à mon avis, les causes de cette triste situation sont les suivantes :

1. GRANDE REPRÉSENTATIVITÉ DANS LA CLASSE MOYENNE À RISQUE DE DÉCÈS DU COVID19

- Catégorie professionnelle élitiste

- Revenus financiers importants

- Alimentation "moderne" et faiblement biologique : Trop grasse, trop salée, trop sucrée et bourrée de produits chimiques. Peu de légumes et fruits. Consommation d'alcools fréquente. Faible hydratation.

- Faible activité physique. Il est extrêmement rare de voir un avocat sans voiture ou exécutant des tâches physiques .

- conséquence : Prévalence élevée des comorbidites de COVID19 au sein de cette profession (Hypertension artérielle, diabète, obésité, cancers, troubles métaboliques, etc..)

2. GRANDE REPRÉSENTATIVITÉ DANS LA TRANCHE D'ÂGE À RISQUE DE DÉCÈS

- Les personnes qui décèdent de COVID19 ont majoritairement un âge supérieur à 40 ans, voir 50 ans.

- La fréquence de rajeunissement des avocats inscrits au barreau du Cameroun est très faible. Pyramide des âges des avocats dominée par des individus de plus de 40 ans, voir 50 ans. Tranche à risque de décès du COVID19 au Cameroun.

3. FACTEURS DE RISQUE DE CONTAMINATION IMPORTANTS

- Bureaux et salles d'audiences de tribunaux exigues et mal aérées ;

- Partage des mêmes mobiliers de travail ( bancs d'audience, tables de bureau, poignets de porte);

- Rareté ou absence des programmes de désinfection des salles d'audience et bureaux d'avocats;

- Confraternité et solidarité importante dans la profession qui entranue des rencontres physiques régulières pour des événements heureux, malheureux ou pour la cause professionnelle ;

- Quasi-impossibilité d'utiliser le télé-travail ou le travail alterné;

-Risque de contamination par (ou vers) le petit personnel au service des avocats (chauffeur, domestiques, cuisiniers, etc...) ;

- Faible accès à l'information et aux programmes d'éducation sanitaire sur le COVID19 (Rareté des affiches de sensibilisation dans les salles de tribunaux et les bureaux d'avocats, peu de messages ciblés en direction de cette profession.

4. DEFICIT DE PRISE EN CHARGE

- Absence de programme spécifique de prévention du COVID19 au sein de la profession ;

- Accessibilité aléatoire aux points de dépistage précoce;

- Accessibilité aléatoire aux traitements précoces ;

- Absence d'un programme de médecine du travail en direction des avocats pour des mises en confinement ou en quarantaine, repos maladie, congés maladie, reprise de service, suivi des personnes contacts, dépistage et suivi des comorbidites, suivi psychologique, prise en charge holistique de la famille, etc...

Les avocats du Cameroun vivent une hécatombe avec cette pandémie du COVID19. Un plan de riposte vigoureux doit être rapidement mis en place pour sauver cette noble profession. Nous le détaillerons prochainement

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