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General News of Friday, 15 November 2019

Source: Actu Cameroun

'Pour ceux qui exigent encore un report du scrutin couplé, c’est tard'

Mindja Zam Georges, conseiller Municipal de la Mairie de Bertoua 2eme.

« Dans la perspective des élections couplées, législatives et municipales du 09 février 2019, les esprits s’échauffent et les états-majors politiques s’agitent. Mais,une question taraude l’esprit de plusieurs personnes, celle de savoir si l’on va aller audit scrutin avec le même système électoral, que d’aucuns pensent qu’il est favorable d’office au parti proche du pouvoir. C’est ainsi que de nombreux partis politiques d’opposition sont plus déterminés que jamais, soità ne pas prendre le départ, soit par tous les moyens,à ce que le code électoral soit changé. Toutefois, ces partis politiques d’opposition ne réussissent pas à s’entendre à cet effet.

C’est à se demander comment lesdits partis politiques ont réussi à avoir des élus au parlement et dans les conseils municipaux,avec le même code électoral. En notre qualité d’observateur attentif,nous sommes médusés face à cet enchevêtrement de divergences et de contradictions de la part des partis d’opposition.

Sans avoir la prétention de connaître ce qui se passe dans toutes les circonscriptions politiques du pays,nous pouvons affirmer que, si fraude il y en avait auparavant, actuellement tel n’est pas le cas,surtout en auscultant ce qui s’est passé lors de la dernière élection présidentielle. Ayant parcouru la plupart des procès-verbaux, en notre qualité de membre de la commission départementale de supervision des votes,nous avons constaté avec les représentants des autres partis politiques d’opposition, qu’aucune irrégularité manifested part quelques redressements des mauvais calculs,n’a été observée.

Toutefois, nous ne disons pas que l’on ne devrait pas améliorer le code électoral, mais à voir les divergences, les affrontements verbaux et les revirements entre certains partis politiques d’opposition, il semble avéré que le code électoral actuel, n’est pas de nature,d’un point de vue juridique, à être un obstacle pour que le scrutin se tienne et qu’il soit transparent.

C’est vrai qu’il existe encore certaines zones d’insécurité dans le NOSO,mais à l’annonce, le 12 novembre 2019,en mondovision, en France, lors du forum sur la paix,le chef de l’État préconise la création des régions à statut spécial. Nous osons croire que les dernières poches de résistance dans le NOSO vont capituler,compte tenu du fait que celles-ci vont exclusivement gérer leurs affaires de façon libre.

Pendant des mois,certains partis politiques d’opposition ont demandé le report des élections. Cela a été fait,maintenant le 09 février 2020, les électeurs seront appelés à choisir leurs députés et leurs conseillers municipaux. La majorité des partis politiques, va se soumettre au verdict des urnes.

Certes,nous savons que l’opposition semble être laminée et au bord de l’implosion. L’opposition est affaiblie et divisée. Certains partis politiques d’opposition promettent de boycotter le scrutin, convaincus que les législatives et les municipales perdront ainsi de leur crédibilité, mais comme nous le savons tous,il en faut plus pour émouvoir le chef de l’État.

Depuis 1992, date des premières élections pluralistes et démocratiques, l’opposition semble déboussolée et a du mal à encaisser tous les revers. Elle est restée inorganisée. Quand il a fallu demander la refonte du code électoral ou de la constitution,elle s’est de ce fait trouvée à court d’idées. C’est pourquoi, elle se morfond de communiqués pour condamner,car n’ayant pas d’autres moyens constitutionnels,du fait de vives querelles, soit internes,soit entre partis politiques.

Le Président de la République Paul Biya,s’est engagé devant le peuple à protéger les institutions et à promouvoir la démocratie. Donc,pour ceux qui exigent encore un report, du scrutin couplé, c’est tard,car le corps électoral a été convoqué et cela signifie que le Président de la République a jugé inenvisageable cette troisième prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux ».

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