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General News of Wednesday, 14 April 2021

Source: Cameroon Info

Plus de 300 partis politiques au Cameroun après 30 ans de multipartisme

Le quotidien Cameroon Tribune parle de 317 partis politiques.
Depuis son accession à l’indépendance en 1960, le Cameroun a connu une évolution politique que le quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque ce 14 avril 2021 qualifie de «temps forts en rapport avec l’activité des partis politiques». Pour le journal, ils il y a au moins trois temps forts dans l’activité des partis politiques au Cameroun.

Notre confrère affirme que, lors de son accession à la souveraineté internationale en1960, le Cameroun (oriental) se dote d'une Constitution à vocation pluraliste qui prévoyait le multipartisme. «C’était le reflet de la multitude de formations politiques qui existaient à cette époque. Mais, en 1966, l'Union camerounaise (UC), parti au pouvoir fondé par le premier président Ahmadou Ahidjo, devient, après l’unification des partis des deux Etats fédérés, l'Union nationale camerounaise(UNC). Cette dernière est institutionnalisée comme parti unique. En 1985, l’UNC est remplacée par le RDPC. Le règne du parti unique se poursuit néanmoins jusqu’en décembre 1990, quand les fondations d’une nouvelle société plus libérale et démocratique sont posées sous le régime du Renouveau promu par le président Paul Biya dès 1982», lit-on.

Entre les décennies 80 et 90, le Cameroun fait sa mue. «Une nouvelle législation concernant les associations, les partis politiques, les réunions et les manifestations publiques est adoptée. Toutes les lois et ordonnances relatives aux libertés publiques sont révisées dans un sens plus libéral. Certaines dispositions jugées dépassées comme l’ordonnance du 12 mars 1962 sur la répression de la subversion sont purement et simplement abrogées. Un Comité national des droits de l’Homme et des libertés voit le jour. Une nouvelle ère commence. Les Camerounais peuvent désormais participer librement à la vie politique de leur pays, briguer un mandat électif, ou s’affilier à l’association de leur choix, dans le cadre des lois organisant la jouissance par tous des nouvelles libertés accordées», peut-on lire.

Dès le retour du multipartisme acté en 1991, le RDPC, parti au pouvoir «s’est retrouvé sur l’échiquier avec 57 concurrents ambitieux, dont le SDF, la DIC, l’UPC, l’UFDC, l’UNDP, le PDC, l’UDC, l’ADD, le MDR, le MP, le PAL…», note le reporter. Le Cameroun compte aujourd’hui 317 partis politiques.

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