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General News of Friday, 17 July 2020

Source: agencecamerounpresse.com

Plan d’urgence triennal 2015 - 2017 : où en sont les chantiers ?


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Il y a maintenant 6 ans, le Chef de l’Etat appelait en urgence ses collaborateurs pour initier un plan Marshall qui mettrait définitivement le Cameroun sur les rails du développement. Le plan d’urgence triennal était au cœur des priorités de la gouvernance Paul BIYA. Le plan a été lancé en trombe en 2015 et cinq ans plus tard, on a du mal à voir les réalisations de ce projet.

Ce vaste programme d’investissements décidé par le Chef de l’Etat, avait pour objectif l’accélération de la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), avec pour finalité, le renforcement des performances de l'économie nationale et l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises.

Il se déclinait en un programme triennal (sur trois ans) d'investissements dans les secteurs tels que l'aménagement urbain, l’habitat, la santé, l'agriculture, l'élevage, les infrastructures routières, l'eau, l'énergie et la sécurité. Au total, neuf (09) Maîtres d’Ouvrages sont concernés par la mise en œuvre du PLANUT. Il s’agit du MINEPAT, du MINTP, du MINADER, du MINSANTE, du MINEE, du MINEPIA, du MINHDU, du SED et du DGSN.

Plus concrètement, les réalisations urgentes assignées par le Président Paul BIYA à ses ministres et à l’ensemble de ses collaborateurs étaient la construction en l’espace de trois ans,

• Construction du barrage de Bini à WARAK

• Construction de 800 logements sociaux dans les chefs-lieux des huit régions du Cameroun. Hors mis Yaoundé et Douala. Des logements clés en main.

• Construction et équipement des hôpitaux de référence dans huit des dix régions du pays à l’exception des capitales économiques et politiques.

• Création des agropoles et aménagement de 120.000hectares de périmètre hydro-agricole.

• Construction de 100 forages dans chaque région du pays.

En tout, c’est 497 projets qui ont été recensés pour booster le développement du Cameroun en trois ans. Des projets qui devaient coûter 925 milliards de fcfa. Et en 2015 déjà, une enveloppe de 500 milliards avait été mobilisée par six banques privées. Notamment :

DEUTSCHE BANK S.A.E et CAIXABANK S.A, huit milliards cinq cent vingt-huit millions cent douze mille cinq cent quatre (8.528.112.504) FCFA, pour les travaux de construction d’un chaîne d’abattage à Ngaoundéré et des entrepôts frigorifiques dans les villes de Yaoundé, Ebolowa, Kribi et Ngaoundéré ;

BGFI BANK CAMEROUN, cent milliards (100 000 000 000) FCFA, pour les travaux de réhabilitation de certaines voiries des villes de Yaoundé et Douala ;

BANQUE ATLANTIQUE CAMEROUN, cent quatre-vingt-dix milliards (190 000 000 000) FCFA pour les travaux de construction des logements sociaux et des Centres Hospitaliers de Référence, ainsi que la réhabilitation et le relèvement des plateaux Techniques des Hôpitaux Généraux de Yaoundé et Douala et du Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé ;

ECOBANK CAMEROUN, trente-cinq milliards (35 000 000 000) FCFA, pour les travaux de construction des forages, adductions d’eau et postes de sécurité sur l’ensemble du territoire national ;

ICBC, cent quatre-vingt-deux milliards (182 000 000 000) FCFA, pour les travaux de construction de l’aménagement hydroélectrique de Bini à Warak ;

Et à côté, cinquante milliards (50 000 000 000) ont été mobilisés par le Gouvernement sur le marché financier international (eurobons), pour engager les travaux de construction de deux axes de désenclavement dans chaque Région du pays, la construction des ouvrages de retenue d’eau et l’aménagement des périmètres hydro-agricoles dans les Régions septentrionales, ainsi que la construction de certains agropoles.

Le Président a mis en place un comité de gestion et de suivi de ce plan d’urgence. Mais on est au regret de constater trois ans après la fin prévue de ce plan pourtant urgent que presque rien n’a été fait comme il le faut. Si quelques hôpitaux ont été construits, ceux-ci n’ont jamais été équipé comme prévu. Aujourd’hui encore, impossible d’assurer un véritable suivi aux camerounais qui ont besoin de dialyse dans nos hôpitaux. A quand le bilan ?

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