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General News of Friday, 18 December 2020

Source: www.camerounweb.com

Plagiat, emprisonnement de journalistes : voici ce que l’histoire retiendra de la vie de Calixte Beyala

Calixthe Beyala (59 ans) aurait aimé être présentée sous un aspect plus élogieux. Pourtant l’autrice camerounaise controversée a fait plus parler d’elle dans des scandales que dans les milieux littéraires. Désignée Grand prix du roman de l'Académie française pour son œuvre « Les Honneurs perdus » publiée en 1996, Calixthe Beyala aurait pu être pour la littérature camerounaise, ce que Manu Dibango était pour la musique camerounaise. Mais entre emprisonnement de journaliste et plagiat, la romancière camerounaise s’est forgée une triste réputation.


Condamnée pour plagiat


En 1996, Calixthe Beya fut condamnée par le tribunal de grande instance de Paris pour "contrefaçon partielle" du roman "Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué de l'Américain Howard Buten. Il est reproché à la Camerounaise d'avoir plagié Howard Buten. Au moins une quarantaine de passages du roman incriminé présentaient d'étranges similitudes avec celui de l'Américain. Calixthe Beyala et sa maison d'édition furent condamnées à payer respectivement 30 000 francs et 40 000 à Howard Buten et à sa maison d'édition le Seuil. Contre toute attente, Beyala la combattante, s'est abstenue d'interjeter appel, acceptant ainsi ces graves faits qui écornent son image de romancière.

Toujours en 1996, l’écrivain Pierre Assouline affirme avoir identifié des emprunts au livre de Ben Okri, « La Route de la faim » dans « Les Honneurs perdus, » de Beyala.
La romancière se défend en accusant à son tour Ben Okri de plagiat, ce que ce dernier dément formellement, affirmant « Cette femme affirme bien me connaître. Je ne la connais pas du tout. Je n'ai jamais entendu parler d'elle auparavant. Je ne savais pas qu'elle existait. Ses livres ne sont pas traduits en anglais. Je ne lis ni ne parle le français. Tout rapport entre elle et mes livres est donc impossible ». Par la suite, l'éditeur de Ben Okri constate que deux phrases des Honneurs perdus de Calixthe Beyala sont « décalquées du roman de Ben Okri» mais estime qu'«en dépit de cette constatation et malgré d'autres ressemblances, il n'y a pas eu de la part de Mme Calixthe Beyala contrefaçon de l'ouvrage de M. Ben Okri » et décide de ne pas poursuivre la procédure, pouvait-on lire dans la biographie de Beyala sur Wikipedia.

Emprisonnement de journaliste


Bien que déjà affectée par ses nombreuses critiques qu’elle subit sur le plan professionnel, Calixthe Beyala ternit définitivement son image en faisant arrêter le 28 mai 2020, le journaliste et lanceur d’alerte Paul Chouta. Accusé de diffamation, le journaliste de CamerounWeb sera jeté en prison où il attend son procès depuis plus d’un an. Calixthe Beyala et son conseil multiplient les artifices pour reporter les audiences le plus longtemps possible. Si ce n’est pas elle qui est absence, c’est son avocate qui est malade. Malgré cette volonté manifeste de nuire au journaliste, Calixthe Beyala prétexte sur la CRTV avoir retiré sa plainte.


« J’ai porté plainte mais J’ai retiré ma plainte. On a signé un accord avec son avocat, Me Simh, qu’il enlevait les images. Nous étions encore à la PJ (Police judiciaire), et apparemment, on m’a dit que ça ne servait à rien, puisque c’est un problème qui va au niveau du substitut du procureur, qui décide de poursuivre ou pas un individu. Apparemment, il y avait d’autres plaintes … je ne peux absolument rien faire », a-t-elle déclaré.


Paul Chouta est toujours en prison et son procès vient d’être reporté pour une énième fois. Malgré les appels de plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’homme, Paul Chouta est maintenu en détention et ses jours son en danger. Un détenu qui partageait la cellule avec Chouta fut aggressé à l’arme blanche quelques jours après que le journaliste ait changé de cellule.


« Ce Christian a été poignardé par un autre détenu avec qui CHOUTA partageait une ancienne cellule qu'il a décidé de quitter quelques jours après son empoisonnement pour aller dans cette cellule qu'il partage avec celui qui a été poignardé. Tout laisse à croire que c'est Paul CHOUTA qui était visé car celui qui a commis le forfait s'est plusieurs fois attaqué à Paul CHOUTA et a posé son acte dans l'obscurité puisque depuis plusieurs heures la prison principale est sans électricité », nous a rapporté notre source.

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