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Actualités of Tuesday, 3 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Pays corrompus : Médiapart démarre une série de reportages sur le Cameroun

Médiapart démarre une série de reportages sur le Cameroun Médiapart démarre une série de reportages sur le Cameroun

• Mediapart consacre une série de reportages sur le phénomène de la corruption au Cameroun

• Les cas de corruptions sont nombreux au Cameroun

• Le ministre de la santé est dans une situation


Selon Transpareny International, le Cameroun fait partie du Top 20 des pays les plus corrompus d'Afrique. Le classement 2021 de l’organisation place le Cameroun dans une zone rouge aux côtés de l’Ouganda et de la République Centrafricaine. Le média français d’investigation Mediapart, consacre une série de reportages sur le phénomène de la Corruption au pays de Paul Biya.

L'annonce a été faite le 2 août 2021 par le premier responsable de cet organe de presse. « Le Cameroun est l’un des pays les plus corrompus du monde, selon plusieurs classements internationaux. Racket, pots-de-vin, détournements de fonds publics se retrouvent dans tous les secteurs. Début d’une série de Fanny Pigaud sur Mediapart », a indiqué Edwy Plenel.

Les scandales financiers et cas avérés de corruption ne manquent au Cameroun. La journaliste Fanny Pigaud connait parfaitement le régime Biya. Elle est d’ailleurs l’auteure de l’œuvre « Au Cameroun de Paul Biya », qui raconte la dégringolade de l’économie du Cameroun et de la démocratie sous Paul Biya.
C’est donc sans difficulté qu’elle liste les cas de corruption au Cameroun dans ce premier numéro de sa série de reportages. La journaliste raconte comment les agents de santé ont organisé une escroquerie autour du test de dépistage du Covid-19.

« Alors qu’elle s’apprêtait, fin 2020, à quitter le Cameroun pour aller en France, Élise a vécu une expérience singulière. Ayant l’obligation de présenter à l’aéroport un test de dépistage du Covid-19, elle s’est rendue dans un hôpital public de Yaoundé pour en effectuer un. Lorsqu’elle a voulu récupérer le résultat, quelques heures avant son départ, surprise : les agents hospitaliers lui ont annoncé qu’ils ne pouvaient pas le lui délivrer », lit-on dans sont article déjà disponible sur Mediapart.

Manaouda Malachie cherche désespérément des boucs émissaires

La sérénité a fui le ministère de la santé publique du Cameroun. Talonné par le Conseil Supérieur de l’Etat (Consupe), le ministre Malachie Manaouda a décidé d’enquêter sur les cas de détournements de fonds présumés dénoncés dans plusieurs structures de santé de la région du Centre. Une équipe conduite par l'inspectrice Dr Yomo Albertine est chargée de cuisiner les responsables des centre hospitaliers indexés du 26 juillet au 06 août 2021.

« Dans le but de faire la lumière sur la dénonciation de sieur Biakolo Ekassi relative aux actes de détournement de fonds publics et de corruption présumés et portés contre les responsables de certaines structures de santé publique de la région du centre, une équipe du ministère de la santé publique conduite par l'inspection générale des services pharmaceutiques et du laboratoire effectuera une missions d'investigation aux de de recoupement d'informations en vue d'une réponse adéquate à la préoccupation du CONSUPE du 26 juillet au 06 aout 202 », lit-on dans une notre du ministre de la santé Manaouda Malachie.

Au total, 7 structures sont impliquées dans ce nouveau scandale de détournements de fonds publics qui pointe à l’horizon. Il s’agit de :
-DRSP du Centre
- DSP et HR annexe d'Ayos
- DS et HD d'Akonalinga
- DS et HD de Bafia
- DS et HD de Mfou
- DS et HD d'Efoulan
- DS et HD d'Olembé.

Selon les révélations du journal Essingan, Manaouda Malachie a du mal à justifier les 46 milliards qu’il a dépensés dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Le ministère des finances est toujours en attente des justificatifs de ces dépenses effectuées par le ministère de la santé.
« D'après le rapport d'exécution de la dépense publique édité par le ministère des finances au cours du mois de juillet qui s'achève, les dépenses liées aux avances de la trésorerie initiées au tout début de la lutte contre le coronavirus, manquent à l'appel. "A date, les pièces justificatives pour la régularisation de ces dépenses sont encore attendues au ministère des finances", peut-on lire dans le document », révèle le journal.

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