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General News of Thursday, 11 February 2021

Source: stopblablacam.com

Paul Biya appelle les jeunes de la diaspora à revenir construire le Cameroun

Dans son traditionnel discours délivré à la veille de la fête de la Jeunesse qui se célèbre le 11 février, le chef de l’Etat du Cameroun a envoyé un appel particulier à l’endroit de la diaspora camerounaise. « Si vous êtes allés à la conquête du monde, revenez construire votre pays. Faites rayonner le Cameroun, à l’instar de vos compatriotes : le physicien Arsène Stéphane Tema Biwole à la General Atomics ; le mathématicien et informaticien Thystère Djo Mvondo qui vient de soutenir avec brio sa thèse de doctorat à 22 ans ; l’écrivaine Djaïli Amadou Amal qui a remporté, comme vous le savez, le prix Goncourt des lycéens 2020… », a déclaré Paul Biya.

Pour lui, c’est en agissant comme ces jeunes modèles, que la diaspora pourra efficacement apporter sa contribution à la construction d’un Cameroun fort, uni, démocratique, décentralisé et émergent à horizon 2035. Pour le président de la République, les anti-modèles sont ces jeunes qui ne contribuent pas à la construction d’un Cameroun prospère et uni dans diversité, un Cameroun exemplaire. Car, la construction nationale est une affaire de tous. Elle exige un esprit de concorde et de tolérance entre les citoyens.

Pour ce faire, Paul Biya a invité ses compatriotes à prendre fait et cause pour la paix afin de ne pas gaspiller les opportunités que le pays met à leur disposition. « En tant que composante sociologique majoritaire, mobilisez-vous pour le devenir de votre pays, le Cameroun. Un Cameroun stable et prospère. C’est votre précieux héritage. Soyez positifs et persévérants. Ne cédez pas au pessimisme et au découragement. Rejetez les chemins aventureux et ceux de la recherche du gain facile », a martelé le chef de l’Etat.

Cette interpellation à l'endroit de la jeunesse en générale et à la diaspora en particulier, s’inscrit dans un contexte où les Camerounais de l’étranger multiplient des actes de contestations des autorités et sont réticents à investir dans le pays. Dans le cadre d’une récente étude, intitulée «?Évaluation du financement du développement [EFD] au Cameroun?» et financée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), il en ressort que, comparativement à des pays comme le Ghana, la RDC, l’Éthiopie, le Kenya, le Mali, le Sénégal, l’Afrique du Sud, ou la Tunisie, la diaspora camerounaise contribue très peu au financement de l’économie.

Selon ce rapport, dans un pays comme le Ghana, le montant des flux financiers reçus de la diaspora sous forme de transferts courants s’est élevé en 2017 à 3?536 millions de dollars (autour de 2?000 milliards de FCFA)?; tandis que la même année, le Cameroun recevrait que 316 millions de dollars (environ 185 milliards de FCFA). Toujours au cours de la période sous revue, les transferts courants ont représenté 13% du PIB aux Comores, 10% du PIB au Sénégal, 8,45% au Togo, 6% au Ghana et 7% au Mali et seulement 0,9% du PIB du Cameroun.

Le Pnud pense qu’il est souhaitable que les collectivités territoriales soient davantage associées à toutes les initiatives et autres plateformes de dialogue avec la diaspora afin que celles-ci leur présente les projets de développement local qui bénéficieraient non seulement au Cameroun dans son ensemble, mais davantage à leurs familles et à leurs proches vivants dans les coins les plus reculés du pays.

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