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General News of Wednesday, 10 June 2020

Source: abkradio.com

'Paul Biya a une main mise sur les institutions électorales'


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REFORME DU CODE ÉLECTORAL : Panacée ou sinécure ? Cette question divise les opinions politiques, la société civile et les populations. Certains en font sa réforme une panacée, d’autres y voient une sinécure, indiquant d’ailleurs que le problème est dans l’adhésion massive aux élections… Mais au fait, qu’est-ce le système électoral ? Pourquoi celui du Cameroun est tant contesté ? Que faut-il faire pour en échapper les affres ?

Les hypothèses de ce triple questionnement, sans être une panacée, à leur tour, sont un autre regard… celui de l’Union pour la Fraternité et la Prospérité (UFP).

De façon simple, le système electoral, encore appelé mode de scrutin ou régime électoral renvoie à tout processus permettant de choisir les élus. En d’autres mots, c’est tout ce qui concourt au choix des élus. Cette considération appelle la seconde question de notre série.

En effet et, grosso modo, le système electoral camerounais repose sur (1) une organisation institutionnelle chargée d’attribuer le siège à pourvoir au candidat ayant obtenu une majorité relative des votes : c’est le scrutin majoritaire à un tour.

Ainsi, reproche t-on à la loi qui l’encadre, dans son pan présidentiel,

(1) l’usage d’un bulletin de vote pour chaque candidat au détriment du bulletin unique pour tous les candidats ;

(2) l’élection à un tour au détriment de deux ;

(3) la primeur au contentieux du seul PV d’ELECAM au détriment d’une confrontation avec ceux detenus par les partis politiques. Voilà entre autres ce qui est reproché à l’actuel système électoral.

Ces reproches, disent-ils, favorisent (1) le bourrage des urnes, (2) ne donnent pas la possibilité aux électeurs de procéder par élimination progressive des candidats du moins bon au mieux, (3) ouvre la porte au tripatouillage des des PV, (4) le trucage des élections…

Au regard de ces déconvenues, quelles manipulations font-elles basculer l’élection présidentielle ?

Le processus électoral commence par des nominations à des Institutions clés, se poursuit par le scrutin et termine avec la proclamation des resultats.

« il n’y a aucune frontière entre le RDPC et l’Etat. »

Ce cheminement touche les institutions deux fois, et le peuple une fois. Cela voudrait dire, en terme d’influences, que les institutions sont manifestement cruciales dans le processus électoral… Elles nomment le directoire des élections et la proclamation le vote, confirmant ainsi l’hyper centralité du pouvoir et la prédominance du Parti-Etat, levier de cet anthropocentrisme étatique. Or, il n’y a aucune frontière entre le RDPC et l’Etat.

Pour envisager une alternance démocratique saine, il faut déconstruire la charpente RDPC-Institutions Électorales en séparant totalement les institutions en charge d’organiser les élections de l’influence de l’Etat et enfin, leur donner la neutralité recherchée dans l’organisation et le management des élections.

Sur le plan opérationnel, il sagit de bâtir les elections sur le choix électif d’un Directoire des élections, parmi les présidents de partis politiques légalement reconnus et actifs. Autrement dit, ce sont les présidents de partis politiques qui doivent élire les membres du directoire des élections qui, à son tour, nomme les délégués régionaux au prorata des partis politiques actifs dans la region, département et arrondissement…

Ce fonctionnement retire les élections du joug de l’Etat dont l’accointance avec le RDPC est formellement établie, en vue de le confier aux partis politiques.

Cette organisation a pour effet de démanteler l’axe RDPC parti-Etat qui, jusqu’ici, conditionne l’alternance démocratique grâce à ses piliers placés dans les institutions clés telles que, ELECAM (souvent reproché dans la gestion des statistiques) et le CONSEIL CONSTITUTIONNEL (souvent reproché de favoriser le RDPC dans l’interprétation des textes).

« Personne ne peut nier la main mise du Président de la République sur les institutions électorales »

Enfin, une telle reforme répondrait au nihilisme souvent constaté après les différents amendements survenus sous d’anciennes reformes consensuelles de ce même système electoral.

Personne ne peut nier la main mise du Président de la République sur les institutions électorales, le reconnaissance de celles-ci envers celui à qui, ils doivent leur carrière et dont l’agenda est de consolider la dominance du RDPC parti-Etat.

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