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General News of Monday, 17 August 2020

Source: agencecamerounpresse.com

Patriotisme : comment Paul Biya protège les intérêts des Camerounais à Cimencam

Le cimentier franco-suisso-marocain, LafargeHolcim Maroc Afrique (LHMA) vient de se voir opposer une fin de non-recevoir du Chef de l’Etat camerounais, Paul Biya. En effet, l’Administrateur directeur général (ADG) du groupe avait adressé au PCA des Cimenteries du Cameroun (Cimencam) son projet de reconduction de l’actuel Directeur général de la filiale.



Dans une correspondance datant du 06 août dernier adressée à Xavier Saint-Martin Tillet, l’Administrateur directeur général du groupe LHMA, le PCA de Cimencam, le camerounais Pierre Moukoko Mbonjo lui a notifié : « la très haute décision du président de la République, chef de l’Etat (…) de ne pas reconduire le mandat de monsieur Benoît Galichet comme directeur général des Cimenteries du Cameroun, pour la période 2020-2022 ». Même si le PCA ne donne pas de détails sur les motivations de la décision présidentielle, il précise par ailleurs : « le Chef de l’Etat demande qu’un autre cadre du groupe (…) soit désigné à ce poste ».

Selon certaines indiscrétions, l’ancien DG de Cimencam avait irrité les autorités camerounaises avec des pénuries de ciment successives, installées après un refus du gouvernement d’accéder à une requête d’augmentation des prix formulée par l’unique producteur de ciment du pays à l’époque.

L’on apprend que le refus de reconduire le contrat du DG opposé par le Président de la République du Cameroun serait la conséquence de la marginalisation des cadres camerounais au sein de la filiale. Ces derniers accuseraient Benoît Galichet de ne pas reconnaître les compétences des cadres locaux qui affichent pourtant des états de service louables au sein de l’entreprise, voire au niveau du groupe Lafarge devenu LHMA depuis quelques années.

Il est également reproché à l’ancien manager, des pratiques peu orthodoxes installées au sein de la Cimencam ces dernières années. Il s’agit de l’explosion des charges de la société, notamment à travers les importations des matières premières et les contrats de consultants avec pour conséquence la réduction des bénéfices et la fuite des ressources vers l’extérieur.

Rappelons que Cimencam a perdu son leadership avec la fin de 48 ans de monopole, qui a permis l’arrivée le Dangote Cement sur le marché local. Benoît Galichet arrivé à la tête de l’entreprise en juillet 2018 devra plier bagage dans les mêmes conditions que Jean-Pierre Le Boulicaut en 2008.

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