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General News of Monday, 9 December 2019

Source: lavoixdesdecideurs.biz

Parlement: les résolutions du Dialogue National dans les oubliettes


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A quelques jours de la fermeture de la session parlementaire de novembre, les initiatives prises lors de ce grand rendez-vous n’ont presque pas été soumises à l’appréciation des parlementaires.

La session parlementaire de novembre doit prendre fin dans quelques jours. Annoncée pour étudier principalement les résolutions prises lors du Grand Dialogue National, cette session n’a presque pas abordé une question y relative. Hormis le projet de loi sur bilinguisme dont la séance d’adoption des textes a été renvoyée sine die. Les autres résolutions prises lors de ce grand rendez-vous n’ont pas été déposées sur la table des parlementaires, au grand dam de certains acteurs qui avaient misé sur cette session pour voir la paix revenir dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

L’huile sur le feu

Le 04 décembre dernier, les avocats de Bamenda sont remontés au créneau pour réclamer l’application de la Common Law. Le mouvement d’humeur initié ce jour faisait suite au projet de loi portant « promotion des langues officielles au Cameroun ». A l’analyse de certains observateurs, le texte dont les débats ont été « reportés à une date ultérieure », fait polémique. Dans son article 26, le projet de loi initié par le gouvernement fait polémique. Il en ressort de ce texte à l’alinéa 1 que « l’anglais et le français sont indifféremment utilisées devant les juridictions de droit commun et spéciales ». Et à l’alinéa 2 : « Les décisions de justice sont rendues dans l’une ou l’autre langue officielle ». Les contestataires, de cette disposition estiment que cette loi « donne le pouvoir aux juges francophones d’entendre des affaires soit en français, soit en anglais ». Face à cette situation, l’ancien bâtonnier Me Akere Muna a dénoncé une violation de la Constitution. « Je ne comprends pas comment un citoyen pacifique, dans ce contexte, propose un projet de loi qui fait du bilinguisme une option, en violation flagrante de la Constitution ! C’est de l’huile sur le feu ! Alors, c’est reparti ! », a-t-il écrit sur son compte Twitter. La Constitution du 18 janvier 1996 dispose en son article 1 er (3) que « la République du Cameroun adopte l’anglais et le français comme langues officielles d’égale valeur. Elle garantit la promotion du bilinguisme sur toute l’étendue du territoire ».

Le statut spécial ignoré

Les travaux du Grand Dialogue National s’étaient fermés avec la résolution d’octroyer un statut spécial aux deux régions anglophones. Les contours de cette résolution sont restés flous jusqu’à ce jour et plusieurs partisans du Grand Dialogue National espéraient que la session parlementaire en cours sera l’occasion pour les parlementaires de définir les déclinaisons de cette résolution. Mais jusqu’ici rien n’a été annoncé. L4On craint que la situation empire. Trois ans après le début de la crise anglophone, et après des milliers de morts, on n’est toujours pas sorti de l’auberge. Si une session extraordinaire n’est pas convoquée comme le souhaitent certains parlementaires, l’on doit encore s’attendre que la situation de ces zones ne changera pas d’aussitôt.

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