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General News of Friday, 9 October 2020

Source: www.camerounweb.com

Panique à Etoudi: les USA entrent en action et annoncent des frappes contre le gouvernement

Les USA ont formulé il y a quelques heures par Mike Pompeo secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères une menace à l'encontre du régime de Yaoundé.


C'est un tweet énigmatique du secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères qui risque de donner des sueurs froides à Paul Biya et aux membres de son gouvernement. En effet, les États-Unis menacent pour la première fois les dirigeants camerounais d’interdiction des VISA. « Les États-Unis sont déterminés à soutenir des élections libres et équitables, y compris les prochaines élections à travers l'Afrique. Nous n'hésiterons pas à envisager les conséquences - y compris les restrictions de visa - pour ceux qui portent atteinte à la démocratie », tweet Mike Pompéo.

Si ce tweet ne cite aucun pays nommément, Paul Biya et Cie peuvent déjà commencer à s'inquiéter eux qui sont actuellement en conflit avec leur opposition, à quelques mois des élections municipales du 06 décembre prochain. Ce nouveau conflit au sein de la classe politique camerounaise à conduit à la mise en résidence surveillée de Maurice Kamto, principal opposant de Paul Biya. Suite à cette « séquestration », Robert Amsterdam, avocat de Maurice Kamto avait annoncé il y'a quelques jours la saisie des USA et du Royaume Uni, compte de tenu de la violation des droits de l’homme de son client et de la démocratie au Cameroun.


Ces pontes du régime visés frappés par des sanctions internationales

Plusieurs hommes forts du régime Biya pourraient se voir frapper par une sanction internationale dans les prochaines semaines, précisément celles des USA. Ils payeraient ainsi la cabale actuelle lancée contre Maurice Kamto, leader du MRC.

En effet 24h après avoir été choisi par le leader du MRC pour défendre sa cause, l'avocat néerlandais a affiché sa volonté de voir Paul Biya et les autres barons du régime frappés par de lourdes sanctions, en cas de « violation des droits » des militants et partisans du MRC à la suite de la marche de ce 22 septembre. « Si nous avons connaissance de violations des droits de l’homme commises par des autorités ou en leur nom, nous avons l’intention, de concert avec les autres conseils, de porter plainte auprès des instances juridictionnelles appropriées au niveau national, régional ou international », écrivait Robert Amsterdam dans son courrier adressé à Paul Biya.


Dans le viseur de Robert Amsterdam, Robert Amsterdam: Paul Atanga Nji, considéré comme le principal chef d'orchestre des différentes violences subies par les militants et sympathisants du MRC le 22 septembre. Le ministre de l'administration territoriale avait annoncé dès l'appel à marcher de Maurice Kamto son intention de réprimer violement et de faire arrêter tous les manifestants. «?Je lance une sévère mise en garde aux politiciens sans scrupule, en quête d’une hypothétique notoriété, contre tout agenda visant à perturber la tranquillité des Camerounais avant, pendant et après l’élection des conseillers régionaux?(…) Le rouleau compresseur du maintien de l’ordre se mettra immédiatement en branle et sans complaisance. Tous les fauteurs de trouble, quels qu’ils soient, répondront de leurs actes devant les instances judiciaires compétentes », avertissait le Minat lors d'une conférence de presse le début septembre.

Résultat à l’arrivée : près de 600 arrestations lors de la marche du 22 septembre, selon des chiffres communiqués par le MRC. Une arrestation massive dénoncée par Me Amsterdam dans un nouveau courrier envoyé à Paul Biya ce 26 septembre.


Dans la suite du MINAT, Jacques Fame Ndongo pourrait aussi être frappé par les sanctions de la communauté internationale. Le Minsup, principale tête pensante du RDPC, s'est montré très virulent contre le MRC dont il a dénoncé la marche à coup de communiqués.

Martin Mbarga Nguele, Délégué Général à la Sûreté Nationale, Mvondo Ayolo, Ferdiand Ngoh Ngoh et Paul Biya sont aussi menacés par les sanctions brandies par Me Amsterdam et le MRC. Le président de la république, 1 an après s'être refait une place au soleil grâce à la libération de Maurice Kamto pourrait très vite se faire sanctionner à nouveau. « Nous sommes prêts à plaider en faveur de l’imposition de sanctions économiques et autres, contre les responsables qui violeront droits fondamentaux de M. Kamto » menaçait Robert Amsterdam dans l'un de ses courriers. Des menaces qui pourraient être très vite effectives avec l'assignation à résidence forcé de Maurice Kamto depuis la nuit du 21 septembre dernier. « Les personnes ciblées en République du Cameroun désignées dans le cadre de ces programmes de sanctions pourraient être confrontées à un large éventail de conséquences, notamment le gel de comptes bancaires, la saisie des avoirs détenus à l’étranger et la révocation des visas de voyage pour les personnes désignées et leurs familles » .

Ces sanctions pourraient porter un coup dur à Paul Biya et ses ministres, quand on sait qu'ils ont tous des avoirs à l'étranger.



Séquestration de Maurice Kamto


A l'appel du leader du MRC, plusieurs camerounais on envahit les rues camerounaises, notamment celles de la ville Yaoundé. Ils entendaient dénoncer la convocation du corps électorale par le président Biya, pour le compte des élections régionales. La manifestation interdite par le régime de Yaoundé a fait au moins 1 mort et près de 600 arrestations. Parmi les personnes arrêtées figurent Alain Fogue, trésorier du MRC ou encore Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto. Ce dernier est quant à lui interdit de sortir de chez lui depuis qu'un important dispositif militaire a été placé devant son domicile dans la nuit du 21 septembre.


Dans une interview accordée à une chaine de télévision de la place, le leader du MRC qui dit ne pas comprendre sa situation actuelle souhaite une explication de Yaoundé. « Il est temps que chacun puisque prendre ses responsabilités. Si je suis placé en résidence surveillée, un acte formel doit être pris. J’ai reçu avec semble-t-il, la permission du délégué à la sureté nationale, un certain nombre des avocats du collectif qui assistent les personnes interpellées suites aux marches du 22 septembre. Ces avocats m’ont dit que le message qu’on leur a demandé de me transmettre était : « je suis interdit de sortir’ » ; donc je ne peux pas sortir de chez moi. C’est une décision prise par les autorités mais qui n’a pas été mise par écrit », déclare t'il.

L'ancien ministre délégué a aussi dénoncé des conditions de détention "inhumaines" de ses militants arrêtés le 22 septembre dernier.

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