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Crime & Punishment of Monday, 7 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Pédophilie - Viol - Homosexualité: des gendarmes agressent des enfants à l'Ouest du Cameroun

Cette situation provoque la colère des populations play videoCette situation provoque la colère des populations

• Pédophilie, viol, et homosexualité c’est ce que vivent certains enfants mineurs dans cette partie du Cameroun

• Parmi les auteurs de ces crimes figurent des agents des forces de l’ordre et des fonctionnaires

• Cette situation provoque la colère des populations


Ces horribles crimes se sont produits dans l’Ouest du Cameroun où ceux qui sont censés protéger les enfants sont devenus leurs bourreaux.

Pédophilie, viol, et homosexualité c’est ce que vivent certains enfants mineurs dans cette partie du Cameroun dans l’indifférence totale des autorités en charge de leur protection. Parmi les auteurs de ces crimes figurent des agents des forces de l’ordre et des fonctionnaires.

La dernière histoire en date est celle d’une fillette de Babadjou. Dans un reportage réalisé par nos confrères de Canal 2 International, l’on apprend qu’un gendarme, en service dans la localité, viole une fillette de 13 ans dans l’enceinte de la brigade. L’élève en classe de 6e dans un lycée bilingue, l’arme de son bourreau pointée sur sa tête, va subir par voie anale des coups d’une violente brutalité, alors qu’elle venait juste pour récupérer l’argent et le couvert dans lequel sa mère aurait servi du poisson braisé. Ces déclarations de la victime ont été confirmées au centre médical. Le présumé gendarme violeur est actuellement gardé à vue à l’état –major de la gendarmerie de Mbouda.

L’histoire de cette petite fillette n’est qu’une parmi tant d’autres.

En effet, plusieurs adolescents ont accepté témoigner, au micro de Canal 2 International, des agressions auxquelles ils ont été l’objet de la part des éléments de la gendarmerie qui, visiblement, font partie d’une organisation. Cette situation provoque, depuis quelques jours, la colère des populations qui exigent que justice soit faite et que ces crimes cessent dans la région.

Réalisant une enquête sur ces crimes, trois correspondants de médias privés dans le Département des Bamboutos ont été interpellés sous ordre du commandant de compagnie de gendarmerie de la localité alors qu’ils ont été surpris dans les environs d’un lieu où se passait la confrontation les protagonistes de l’affaire de mœurs.

Trois journalistes dans le viseur de la gendarmerie de Mbouda

La journée du jeudi 3 juin 2021, n’a pas été un long fleuve tranquille pour Raphaël Tchéko, Rostand Diffo et Azap Ndongo. Ces trois reporters, respectivement correspondants locaux d’Equinoxe TV, de LTM TV et du quotidien Le Messager, ont passé plusieurs heures dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Mbouda. Non pas de leur propre gré, mais parce qu’ils ont été interpellés sous ordre du patron des lieux. Les informations obtenues font état de ce que les trois journalistes qui se trouvaient dans les parages de cette compagnie de gendarmerie, ont été interpellés à la suite d’une dénonciation les accusant d’avoir furtivement pris en image ces lieux. Sauf que, après vérification des images dans leurs appareils, aucune ne ressortait la compagnie de gendarmerie. Alors que les reporters s’attendaient à se voir purement et simplement relaxés, ils seront curieusement gardés et ont été entendus. Que les reproche-t-on ? La commandant de la compagnie de gendarmerie n’a fait aucune communication, mais des indiscrétions renseignent qu’ils ont été retenus contre eux, de faits d’espionnage. « Comment pouvons-nous espionner un lieu où nous sommes régulièrement conviés pour couvrir certaines actions d’éclat du commandant comme la destruction des plantations de cannabis ou la présentation des malfrats neutralisés », confie un des confrères en difficulté.

Celui-ci soupçonne que leurs déboires soient des manœuvres visant à les museler. « Un gendarme nous a demandé de faire très attention parce que nous étions dans le viseur. J’ai cru que c’était une blague, mais ce qui s’est passé me permet de mieux comprendre pourquoi il le disait », renseigne un autre confrère. Leur traque serait la conséquence des enquêtes qu’ils ont menées sur des affaires de mœurs dans lesquelles, des gendarmes sont égratignés. La première enquête, déjà diffusée, était relative au viol d’une fillette à Babadjou dont est un gendarme est accusé d’en être l’auteur. La seconde en cours, portait sur une affaire de pédophilie à Bamesso. Dans cette affaire, le commandant de la brigade de Bamesso est accusé d’avoir sodomisé quatre jeunes garçons. Selon nos sources, la confrontation des parties devaient se faire ce jeudi 3 juin 2021 à la compagnie de gendarmerie de Mbouda. Il est donc possible que la présence des journalistes ait suscité une panique chez les gendarmes ? Pourquoi paniqueraient-ils ? Cette question paraît évidente.

Mis au courant de ces déboires de ses confrères, Symaro Mebego, un des prétendants au poste de président de la section Ouest du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) a lancé une alerte afin de prendre l’opinion nationale et interpellation à témoin.

La rédaction de camerounWeb vous propose l’intégralité du reportage réalisé par Canal 2 International

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