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General News of Friday, 18 December 2020

Source: Cameroon Info

Opération Epervier: de nouvelles révélations éclatent dans l’affaire Emmanuel Leubou

Après une audience tenue le 14 décembre 2020, la cause a été renvoyée au 21 janvier 2021 pour la poursuite des auditions des témoins.

Les deux premiers témoins de l’accusation dans l’affaire Emmanuel Leubou ont été entendus lundi dernier au TCS (Tribunal Criminel Spécial). L’économie de leur passage devant la barre est contenue dans les colonnes de l’hebdomadaire Kalara, paru le 16 décembre 2020.

Le premier témoin à être entendu, c’est M. Sekene Pierre, ancien payeur général du Trésor, aujourd’hui inspecteur général des services au ministère des Finances. «Les acteurs du procès ont pu tirer de la prestation du témoin une ou deux informations relativement importantes: c'est d'abord la déclaration selon laquelle Mme Leufang, l'ancienne collaboratrice de M. Sekene, avait formulé à l'attention de sa hiérarchie, une demande de changement de mot de passe de son profil d'accès dans la base de données de l'opération Antilope, qui traite notamment des salaires des personnels de l'Etat. La copie du document, sur laquelle il n'apparait aucune décharge, a été présentée au tribunal comme pièce à conviction. Un document évoqué pour la première fois seulement depuis le début de la procédure», rapporte Kalara.

De même, ajoute notre confrère, les parties prenantes auront noté que l'ancien payeur général n'a pas joué son rôle à fond, se contentant d'orienter vers d'autres intervenants, notamment à Mme Leufang, certaines questions qui ont été posées. C'est ce qui s'est passé au sujet de la liste des cas problématiques d'annulation des remboursements des avances sur salaire et sur pension que le principal accusé du dossier dit avoir transmis à l'époque à M. Sekene et sur laquelle il entendait interroger le témoin. M. Sekene a dit ne pas se souvenir de cet épisode, empêchant du même coup les questions que M. Lebou entendait lui poser.

Le deuxième témoin à passer devant la barre, c’est M. Mongang Jacques, informaticien, ancien cadre du CENADI (Centre National de Développement de l’Informatique), entendu comme expert judiciaire dans cette affaire.

«Répondant aux questions du ministère public, le témoin a indiqué «qu’un poste informatique du trésor ne peut être utilisé comme poste de la solde». Qu'un User qu'il a défini comme nom donné à un utilisateur d'une application informatique, précisément dans l'environnement IBM du MINFI, ne peut être utilisé par quelqu'un d'autre dès lors que le mot de passe qui lui est couplé le rend personnel. Il a exclu toute possibilité pour un tiers d'intercepter le mot de passe d'un usager, expliquant que le système IBM a été «bien étudié et bien verrouillé». Il poursuivra son témoignage le 21 janvier 2021 avec les questions des avocats de l'Etat», indique Kalara.

En rappel, outre M. Leubou, plusieurs autres fonctionnaires sont poursuivis dans cette affaire de détournement des fonds publics au ministère des Finances. Ils sont suspectés d’avoir mis sur pied un mécanisme de suppressions frauduleuses des remboursements des avances sur solde et pension octroyées aux fonctionnaires et retraités entre 2015 et 2016. Ce qui aurait fait perdre au Trésor Public la somme de 5,5 milliards de FCFA.

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