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General News of Friday, 11 September 2020

Source: Cameroon Info

Opération Bamenda Clean: les populations prises entre deux feux

La tension déjà très élevée dans la capitale régionale du Nord-Ouest, est encore montée d’un cran.

La ville de Bamenda est en état de siège. Le gouvernent y a récemment lancé l’opération «Bamenda Clean», afin de sécuriser la capitale régionale du Nord-Ouest, qui a été le théâtre d’affrontements entre des miliciens séparatistes et l’armée, ceci, suite au décès d’un policier, abattu mardi dernier en pleine ville.

«D’après plusieurs témoignages, le centre de Bamenda est totalement désert. Les commerces sont fermés, il n’y a aucune circulation dans les rues où l’on voit quelques rares piétons dans certains quartiers, notamment autour de du grand marché de Bamenda, où certains sont venus s’approvisionner. L’armée est stationnée à divers carrefours du centre-ville et procèdent à des contrôles d’identité. Des témoins évoquent également une descente de l’armée dans certains quartiers», lit-on sur la plateforme numérique de la radio française RFI.

Pris entre deux feux, les populations se terrent chez elles. D’autres par contre ont décidé de quitter la ville. Surtout que, d’après des témoignages recueillis par nos confrères, les séparatistes auraient intimé l’ordre aux habitants de Bamenda de ne pas circuler, même en automobile.

«Pour moi c’est une zone de guerre. Depuis dimanche beaucoup de personnes sont parties de la ville, comme les séparatistes se cachent parmi les civils, certains se font tuer car les séparatistes eux, savent s’échapper. Si je pouvais choisir quel groupe croiser dans la rue, je choisirais les séparatistes, eux au moins ils parlent la meme langue que moi et on peut se comprendre. Avec l’armée, la barrière de la langue fait qu’on ne comprend pas ce qu’ils disent, et à partir de ce moment-là, nous sommes en danger. La meilleure chose qu’on puisse faire, c’est sortir du centre-ville et s’éloigner le plus possible de Bamenda», raconte une enseignante interrogée par RFI.

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