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Actualités of Wednesday, 25 August 2021

Source: www.camerounweb.com

OFFICIEL : voici la lettre confidentielle qui liste les intrigues de Ngoh Ngoh

La tension monte entre les deux personnalités La tension monte entre les deux personnalités

• Ferdinand Ngoh s’est fait humilier par Lazare Atou

• L’administrateur du Cabinet de conseil Atou refuse d’exécuter une décision de NgohNgoh

• La tension monte entre les deux personnalités


Cyrus Ngoo, le Directeur Général du Port Autonome de Douala n’est pas le seul à subir les affres du sieur Lazare Atou, administrateur général du cabinet conseil Atou. L’opérateur économique qui a dénoncé le DG du port au Tribunal Criminel Spécial, a également dans son viseur, le Secrétaire Général de la présidence de la République du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Des échanges de correspondances entre Ngoh Ngoh et Atou interceptés par CamerounWeb, illustrent une brouille entre les deux personnalités. En effet le 02 juillet 2021, Ferdinang Ngoh Ngoh a envoyé un courrier à Lazare Atou lui ordonnant l' « arrêt des activités du Cabinet Atout concernant la sauvegarde et la gestion des actifs résiduels des ex-RNCF, ONPC et ONCPB ».

Contre toute attente, le 13 juillet, Lazare Atou refuse de s’exécuter et envoie une humiliante corspondance à Ferdinand Ngoh Ngoh. Il accuse ce dernier d’induire le président de la République en erreur. Il a fait usage des mots désagréables rappelant parfois au SG de la présidence qu’il n’est pas le seul à parler au nom du président de la République. Pour Lazare, « Lorsque le mensonge devient une institution, la vérité apparait comme une rébellion ».

CamerounWeb vous propose l’intégralité de la lettre de Lazare Atou à Ferdinand Ngoh Ngoh


Dans ma dernière correspondance adressée à votre haute attention, j'avais profité de l'occasion pour vous rappeler un adage bien connu selon lequel, « Lorsque le mensonge devient une institution, la vérité apparait comme une rébellion ». Il était alors question des mensonges véhicules par les responsables du Port Autonome de Douala. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que cet état de chose allait s'emparer de vos propres services qui, ces derniers jours, ont mis sous votre plume et avec cette formule sacrée «SUR TRES HAUTES INSTRUCTIONS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE » des instructions adressées à plusieurs membres du Gouvernement à notre encontre, élaborées sur la base d'un honteux tissu de mensonges dont ils se sont constitués auteurs.
Parallèlement, vous m'avez fait recevoir le 24 juin dernier par un de vos collaborateurs que vous avez chargé de me remettre votre correspondance ci-annexée datée du même jour, par laquelle vous remettiez en cause le caractère authentique des Très Hautes Instructions du Chef de l'État, pourtant conformes à nos lois et règlements, qui nous ont été notifiées en date du 26 mai 2021 par un autre collaborateur du Chef de l'Etat, qui comme vous, est bien habilité à faire usage de cette même formule sacrée "SUR TRES HAUTE INSTRUCTION DU CHEF DE L'ETAT", dont était d'ailleurs revêtue sa correspondance ci-annexée.

Je ne veux pas suivre cet exemple qui tend à éroder la confiance et le crédit accorde à la plus haute instance de notre Administration, en soumettant à caution le caractère authentique des termes de vos correspondances évoquées en objet Cependant, il est de notre devoir de préciser à votre haute attention ce qui suit :

Premièrement, vos correspondances évoquent un mandat qui est un acte unilatéral, en lieu et place d'une Convention synallagmatique de privatisation de la gestion des Actifs résiduels des liquidations des ex ONCPB, ONPC et REGIFERCAM passée le 04 mars 2014 entre CABINET CONSEIL ATOU et l'État du Cameroun au travers du Ministère des Finances sur Très Hautes Instructions du Chef de l'État données le 16 janvier 2008, Convention dont vos services ne semblent pas avoir connaissance.

En deuxième lieu, partant du quiproquo évoque ci-haut, ils vous ont fait instruire l'implication des << Cabinets indépendants>> dans l'audit d'une Concession de service public, en violation des termes de l'article 6 de la loi n° 2018/011 du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne
Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques au Cameroun, qui précise les modalités de contrôle des contrats de concessions entre l'Administration et les entreprises privées.

Troisièmement, la non-prise en compte, par notre cabinet, des termes de votre correspondance du 24 juin dernier, d'ailleurs tardive, ne devrait pas constituer, a elle seule, motif à annulation d'une telle Convention sans que les juges ne viennent trouver ici, abus de fonction et par conséquent, de lourdes condamnations à l'encontre de l'État du Cameroun dont vos services s'attèlent pourtant à défendre l'intérêt

Quatrièmement, le titre foncier 1023/WA a été établi non pas par CABINET CONSEIL ATOU, non pas sur un terrain du domaine public portuaire, mais par les Services compétents du MINDCAF du Woun et à la demande conjointe du CONSUPE et du MINFI dans le cadre de l'inventaire contradictoire de l'Actif résiduel de l'ex-ONCPB Etant pleinement informes de la situation juridique du site d'après notre compte-rendu effectué à votre haute attention, vos services vous ont néanmoins engage à demander le retrait dudit titre foncier qui a effectivement été établi sur un domaine privé de l'ex-ONCPB (voir dossier ci-annexe).


In fine, ces correspondances qui d'ailleurs ne font référence à aucune loi, demandent, au nom du Chef de l'État, non seulement la violation de l'article 100 de la loi n 2017/011 du 12 juillet 2017 portant statut général des entreprises publiques, on demandant la dévolution à titre gracieux de l'Actif d'une Entreprise Publique en liquidation, encore grevé des droits de ses créanciers, mais aussi la violation de cette même disposition légale, en instruisant le transfert desdits Actifs au domaine privé de l'Etat, ce qui va à contre-courant de la politique de Privatisation de l'Economie voulue par le Président de la République et le Peuple Camerounais au travers de tout un ensemble de lois votées par l'Assemblée Nationale et promulguées par le Chef de l'État depuis le 03 juin 1986 dont cette loi de 2017 est la plus récente. Au regard de ces violations de la loi, permettez-nous de rappeler les termes de l'Instruction Générale nº 002 du 4 juin 1998 relative à l'organisation du travail Gouvernemental ci-annexée dans laquelle Son Excellence Monsieur Le Président de la République dit : « Au préalable, je voudrais rappeler les principes constitutionnels sur lesquels se fonde l'action et le fonctionnement des pouvoirs publics : Car le Cameroun est un état de droit; l'activité des Pouvoirs publics doit demeurer conforme au cadre législatif fixé par notre loi fondamentale >>


En d'autres mots, le Chef de l'État prévient au travers de Son Instruction Générale ci-dessus, que des Instructions données, même EN SON NOM, au mépris et en marge des lois et règlements de la Nation, SONT NULLES ET NON-AVENUES, et engagent la responsabilité individuelle de leurs auteurs et de ceux qui se prêtent à leur exécution.

C'est pourquoi nous sollicitons qu'il vous plaise, en lieu et place des informations erronées à l'origine de vos correspondances susvisées, de soumettre à la Très Haute Appréciation de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, la note ci-annexée des Services du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, élaborée par le Groupe de Travail Interministériel mis sur pieds en son sein, conformément à la législation et la réglementation applicable, et transmise entre vos mains depuis le 03 décembre 2020, à votre demande.
Dans cette perspective,

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l'expression notre parfaite collaboration.

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