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General News of Monday, 23 November 2020

Source: camer

Où se trouve l'enquête sur les ‘faux observateurs électoraux’ ?

C'est une nouvelle polémique post-électorale au Cameroun. Après la victoire contestée de Paul Biya à l'élection présidentielle de 2018, une affaire des faux observateurs internationaux avait surgit.

Des personnes avaient suivi le scrutin présidentiel et s'étaient exprimées dans les médias, soi-disant au nom de l'ONG Transparency International. En fait, il n'en était rien.

Au lendemain de l'élection présidentielle de 2018 au Cameroun, ces faux observateurs avaient donné une conférence de presse. A la télévision d'Etat camerounaise, ils s'étaient présentés comme travaillant pour l'ONG Transparency International. Interrogés sur le scrutin, ils n'avaient pas tari d'éloges : "J'ai trouvé que c'était d'une grande sérénité et d'une grande émancipation démocratique" déclare le premier, " d'après ce que j'ai vu hier pendant le dépouillement, c'est une véritable leçon de démocratie, c'était très pédagogique, très pédagogique " ajoutait le deuxième prétendu observateur.

Seulement voilà, après l'alerte partie de Bruxelles où les compatriotes activistes anti Biya avaient découverts ce mensonge, Transparency International n'avait pas tardé pas à dénoncer cette usurpation de titre.

Dans un communiqué publié l'ONG avait rappelé n'avoir aucune équipe d'observateurs internationaux au Cameroun et parlait d'une usurpation de titre inacceptable.

Plusieurs acteurs politiques avaient également demandé l'ouverture d'une enquête publique sur cette affaire au Cameroun.

Transparency International avait dès lors promis d'ouvrir une enquête afin de condamner devant les juridictions compétentes ces faux observateurs des élections. Depuis lors, voici bientôt deux ans, l'issue de cette enquête est toujours attendue.

L'asbl CEBAPH (Cercle Belgo-Africain Pour la Promotion Humaine) vient d’interpeller Transparency International sur cette enquête. Selon cette organisation de défense et de promotion des droits humains basée en Belgique avec des représentants en Afrique, "se taire face à ce manquement constituerait un acte de complicité"

PLus loin, l'asbl CEBAPH précise que "l’une des membres de cette délégation des faux observateurs de Transparency International réside dans le 20e arrondissement de Paris. Amanda Benzikri Levy, puisqu’il s’agit d’elle, est consultante dans les domaines des Ressources humaines, de la Securité et du Business Intelligence. Salomon Benros (résidant en France), Raphael Kalfon (résidant en Israel) et Nurit Greenger (résidant aux Etats-Unis), sont des membres d’un réseau d’influence israelien qui se déploie à travers des conférences, du lobbying et des relations d’affaires. Leurs activités n'ont rien à voir avec l'observation des élections".

A Bruxelles, une plainte est même envisagée contre l’Etat camerounais pour usurpation d’identité, faux et usage de faux.

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