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Réligion of Monday, 9 August 2021

Source: Le Messager

Non à La République des sextapes et de Sodome et Gomorrhe - Samuel Kleda

L’homélie sanctificatrice de Samuel Kleda L’homélie sanctificatrice de Samuel Kleda

Dans une lettre pastorale écrite le 29 juillet 2021, l’archevêque métropolitain de Douala condamne fermement « ces infâmes atteintes à la pudeur et aux bonnes mœurs, en contradiction ouverte avec la parole de Dieu». Au nom de la morale, le prélat interpelle le gouvernement, les parents mais aussi les jeunes, à une prise de conscience collective.

Non à La République des sextapes et de Sodome et Gomorrhe ! Oui au retour des valeurs et à L’acceptation de Dieu au centre de nos vies ! Ces deux sermons aux allures de paroles d’évangile résument à suffire la lettre pastorale de Samuel Kleda. Ecrite depuis le 29 juillet dernier, ce n’est que le week-end que ce volumineux document a été surabondamment partagé sur la toile et commenté sur les plate-formes d’échanges.

Parti du constat selon lequel la vie communautaire au Cameroun a été considérablement entachée ces derniers mois par la publication dans les réseaux sociaux des images obscènes dévoilant la vie intime des personnes, l’archevêque de Douala estime qu’il est temps de condamner ces actes qui sont « en contradiction ouverte avec la Parole de Dieu et les valeurs ancestrales » mais viennent également « s’ajouter à la Ion sue liste des actes irresponsables, immoraux et même contre nature, commis sur l’ensemble du territoire national ».

D’ailleurs, aux yeux du prélat et de L’Eglise catholique dont il est l’incarnation, ces blessures morales infligées à La dignité de la personne humaine et à notre corps social « ont pour causes entre autres : la dépravation généralisée des mœurs, le relativisme moral, l’hédonisme, la perte des repères et des valeurs, la crise des valeurs morales ».

Pratiques sexuelles contre nature

Et l’Homme de Dieu de citer pêle-mêle ces atteintes à la dignité de La personne humaine dont il faut dénoncer avec la dernière énergie : « la mise en ligne des personnes malades ou décédées sans aucun respect de leur dignité ; la mise en ligne de la vie intime des personnes ; la création en ligne des groupes libertins ; la promotion en ligne du proxénétisme ; l’extériorisation à outrance de la vie intime des personnes ; la cyber intimidation ; le cyber harcèlement ; la création en ligne des réseaux sexuels mercantiles ; l’initiation des jeunes aux mœurs perverses à travers les séries télévisées ; la prostitution ; l’esclavage et l’exploitation sexuels ; la pornographie ; l’inceste ; la pédophilie ; les pratiques semelles contre nature (homosexualité) ; les crimes rituels ; le trafic des organes et des ossements humains, la vindicte populaire, etc ».

Du haut de sa stature de Pasteur de l’Eglise de Dieu, Kleda convoque le Code du Droit canonique n° 747 pour rappeler aux camerounais que « ces multiples et récurrentes atteintes à la dignité de la personne humaine, sont contraires à l’enseignement des Saintes Ecritures, de l’Eglise et même de la loi naturelle. La dignité de la personne humaine est le cœur et le fondement de toute la doctrine sociale de l’Eglise.

Une société juste ne peut être réalisée que dans le respect de la dignité transcendante de la personne humaine. Le respect de la personne humaine implique celui des droits qui découlent de sa dignité de créature. Ces droits sont antérieurs à la société et s’imposent à elle, ils fondent la légitimité morale de toute autorité, comme l’enseigne l’Eglise » :

Restaurer la dignité humaine

Vertement opposé à cette corruption accrue et salopante des mœurs » qui sème la confusion dans les esprits, entraînant un relâchement des mœurs, il proclame haut et fort pour que nul n’en ignore, que la capture et La diffusion des images ou des vidéos indécentes, choquantes ou violentes à travers les réseaux sociaux ou autres plateformes, portent gravement atteinte à la dignité de la personne humaine, à son intégrité physique et morale, à la pudeur, à La morale publique et aux bonnes mœurs.

Face donc, l’archevêque de Douala croit dur comme fer qu’il est plus que jamais impérieux de « restaurer la dignité de la personne humaine, les valeurs morales et la citoyenneté responsable ». Pour y arriver, il invite le gouvernement à « intensifier la lutte contre la cyber criminalité conformément à la Loi n° 2010 – 012/ du 12 Décembre 2010 sur la cybercriminalité et la cyber sécurité ; sensibiliser la population à la citoyenneté responsable ; promouvoir l’éducation morale à l’école et dans les milieux de vie ; sanctionner sans complaisance les auteurs de tels actes ».

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