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General News of Wednesday, 1 April 2020

Source: 237online.com

Nominations anarchiques à l’ART: le Minpostel désavoue le PCA

Le ministre des postes et télécommunications, Minette Libom li Likeng, tutelle technique de l’Agence de Régulation des Télécommunications, a décidé d’annuler les nominations unilatérales d’Hessana Mahamat, le Président du Conseil d’administration qui en violation des dispositions réglementaires régissant le fonctionnement de cette structure et qui entre autres donnent pouvoir au Directeur Général de Faire des propositions au Conseil d’administration, et que celui-ci les étudie et les adopte, avant de les faire signer en définitive par le Directeur général, a procédé à certaines nominations à l’ART.

Un véritable camouflet infligé à Hessana Mahamat, ancien DAG au Secrétariat général de la Présidence de la République récemment admis à faire valoir ses droits à la retraite qui a cru pouvoir mépriser les lois et règlements de la République . Que Nenni ! Dans cette édition, la lettre de recadrage du PCA. le Directeur Général, Pr.Zo’o Zame Philémon resté légaliste et républicain. L’actualité à l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art) fait état de ce que, le PCA et le Directeur général de cette entreprise publique ne s’entendent plus. A l’origine de cette situation, l’abus de pouvoir du PCA Hessana Mahamat qui semble confondre son poste à celui de Directeur général de cette entreprise à capitaux publics en y prenant des décisions en violation des lois et règlements de la République. Légaliste et républicain jusqu’au bout, l’actuel Directeur Général de l’ART, le Pr. Zo’o Zame qui maitrise parfaitement les textes qui régissent et ne manque pas lorsqu’il en a le fonctionnement au quotidien de cette entreprise, ne se laisse guère rouler dans la farine le bras de fer ayant alimenté une certaine actualité, il y a quelque temps, poursuit son bonhomme de chemin entre le Président du Conseil d’administration (Pca), et le Directeur général (Dg) de l’organe de régulation des télécommunications au Cameroun. En effet, le Conseil d’administration de l’Art a adopté récemment certaines résolutions en accord avec la Direction générale, ayant fait des propositions de nominations, conformément à la loi et aux statuts de l’institution.

Cela n’a pas empêché le Pca Hessana Mahamat de botter ce dossier en touche. Pourtant, les texte sont clairs. Ils prévoient que le Dg fasse des propositions au Conseil d’administration, et que celui-ci les étudie et les adopte, avant de les faire signer en définitive par le Directeur général. D’après le décret n°2019/320 du 19 juin 2019 prescrivant les modalités d’application de certains dispositions des lois n°2017/010 et 2017/011 du 12 juillet 2017 portant statut général des établissements publics, la tutelle technique est, notamment chargée de veiller au maintien d’un climat de confiance entre les dirigeants des organes sociaux. Elle doit également s’assurer de la cohérence des résolutions des organes délibérants et des stratégies aux plans des politiques publiques sectoriels, ainsi que leur conformité aux lois et règlements en vigueur. Fort de ces pouvoirs, la tutelle a décidé d’annuler les nominations d’Hessana Mahamat et de confirmer celles dont les postes étaient vacants. Cet assoiffé de pouvoir s’est vu réprimander par le ministre Minette Libom li Likeng, déclarant le Dg légal dans sa démarche.

Faut-il le relever, le Cameroun n’a pas besoin de tels comportements, ni agissements par ces temps difficiles qui courent. Il est à l’heure du vivre ensemble harmonieux, prôné par le Président Paul Biya. Pas question de remuer le passé de triste mémoire. Ce dernier s’acharne sur les dirigeants de l’Art, alors que, devenu opérateur économique, il veut tout contrôler en nommant lui-même le président de la commission de passation des marchés et du directeur des ressources financières, pour mieux s’octroyer les marchés qu’il gagne selon certaines sources digne de foi, et dont il ne parvient pas à livrer en totalité ou ne respecte même pas les termes du contrat. C’est le cas des appareils non fonctionnels réprouvés par le Directeur général de l’Art. Furieux, il a même tenté de le limoger par tous les moyens, sous prétexte que ce dernier lui ferme la porte du ‘’gombo’’. La légalité a certes raison de la magouille, mais il ne reste qu’à la haute hiérarchie de la République de tirer les conséquences des actes de cet homme, qui brille par la remise en question de la politique du Renouveau national alors que le pouvoir lui a accordé des avantages de toutes natures. Inutile de relever qu’il a fait bénéficier des privilèges exceptionnels à ses proches en termes de millions de Francs Cfa, lors des dernières consultations électorales.

Imposture
Dans l’opinion publique, les observateurs avisés de ce feuilleton de mauvais goût considèrent Philémon Zo’o Zame comme un républicain légaliste, qui s’est toujours plié aux orientations de sa hiérarchie, et Hessana Mahamat comme un imposteur, qui fait feu de tout bois pour faire ombrage au Dg en tentant d’accaparer les pouvoirs qui lui sont conférés. En témoignent les faits dénoncés par le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom li likeng, qui n’est pas passé par quatre chemins, pour recadrer ce responsable véreux. Qu’est-ce qui a bien pu animer Hessana Mahamat, aidé par un certain Mbock, administrateur, pour qu’il prenne unilatéralement la décision d’agir au mépris de l’orthodoxie managériale ? Que cachaient ces nominations à tête chercheuse des administrateurs ? Bien malin qui répondrait à ces interrogations. Toujours est-il que dans les coulisses de l’Art circule une kyrielle de dénonciations, les unes aussi impertinentes que les autres.

En effet, certaines sources laissent entendre que ce responsable d’un autre genre surfe sur le filon du tribalisme, tentant ainsi de réveiller les vieux démons des années d’instabilité du Cameroun, lui qui a été remercié sans façon par la Présidence de la République au poste de Directeur des Affaires générales et espérait être nommé ministre, chose impossible selon la hiérarchie d’Etoudi, qui a jugé qu’il n’avait plus qu’à faire valoir ses droits à la retraite. D’après ces sources concordantes, il a voulu s’éterniser aux affaires en faisant allusion au Préfet du Mfouindi, Jean Claude Tsila, en poste depuis près de 07 ans, et en traitant Paul Biya, l’homme du 6 novembre, de tribaliste alors que lui-même, en sa qualité de Pca, a fait recruter près de 60% de Nordistes à l’Art. Mal lui en a pris. Car, la tutelle technique, le Minpostel, a stoppé net la supercherie. Au demeurant, tout porte à croire qu’ Hessana Mahamat veut changer les lois au Cameroun en étant Pca et Dg de l’Art. Il est clair que le Cameroun, qui se veut émergent à l’horizon 3035, n’a pas besoin de tels responsables.

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