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General News of Thursday, 16 July 2020

Source: dailynewscameroon.com

Nomination au Palais d’Etoudi : un vaste réseau d’escroquerie en action

En leur miroitant des nominations et toutes sortes de décisions présidentielles, ils se passeraient pour des envoyés du Président Paul Biya.
Le Chef de leur réseau serait un homme qui aurait ses habitudes dans les couloirs de la Présidence de la République. Ses complices, seraient des frères Beti, hauts cadres de l’administration. Ils useraient des chauffeurs, hommes en tenue, agents de l’Etat, secrétaires, bref toute personne sous leur autorité comme intermédiaires pour percevoir leur quotte part auprès de leurs victimes.

Selon les sources crédibles, l’un de ces intermédiaires aurait craqué. La personne visiblement dans un état de psychose aurait décidé de décharger le fardeau de sa conscience, qu’elle ne pouvait plus supporter chaque fois qu’elle pense qu’elle n’est pas vraiment différente de ceux qui tuent les gens en route; puisqu’elle contribuerait selon sa conscience, à détruire les familles depuis des années en obéissant aux ordres des boss véreux du réseau.

Ils auraient vraisemblablement organisé un serpent de mer autour du Chef de l’Etat, dont ils utiliseraient le nom pour escroquer les fonctionnaires et les usagers, afin que les victimes déçues nourrissent la haine contre le Président de la République, que le réseau pourrait finir par mettre à mal si jamais l’étau se resserre contre eux.

Le cerveau de ce réseau de feymania serait une personne proche des hauts cercles de décision. Il se serait spécialisé dans la fuite des documents confidentiels du Chef de l’État, tant décrié depuis quelques années qu’il monnayerait ensuite à travers son vaste réseau qui le garderait au-dessus de tous soupçons.

Selon des sources, une longue liste des personnes relevant de ce réseau et le total des sommes que les victimes auraient versé à son profit et celui de ses complices haut placés s’élevant ce jour à 2,15 milliards de francs CFA. D’autres dossiers pourraient s’y ajouter, à en croire les confidences des sources dignes de foi.

L’une de leurs victimes, leur aurait versé au total 11 millions de francs Cfa. Il attend en vain depuis trois ans le poste de ministre, que le réseau lui aurait promis en contrepartie. Sonné dans sa résidence à Yaoundé, le concerné aurait visiblement perdu tout espoir. Relevé de ses fonctions par le feu ancien ministre Louis Bapes Bapes, trois mois seulement avant son départ à la retraite, après 38 ans de service à la fonction publique, l’intéressé sous cape, espérerait, comme mars en carême. Comme lui, plusieurs personnes qui requièrent l’anonymat sembleraient et continueraient d’être tombées sous le coup des mêmes pratiques peu orthodoxes.

Et pourtant, «L’épervier a fondu sur les malhonnêtes, des ministres amis ont été démis, Paul Biya n’a épargné personne et a demandé à l’Amérique de l’aider à traquer les méchants et les indélicats. Pire que la Dirdoc, la police politique de son maître Ahidjo, de triste mémoire, les cellules anticorruption sont nichées dans les ministères tandis que la gendarmerie, honneur de la République unie, interroge, retient et poursuit les fautifs qui détournent l’argent public. Et il n’y a point de fonctions et de personnalités qui puissent être épargnées.

Le colonel Etonde, qui avait pris son stick de commandement pour sauver l’ordre constitutionnel dans la capitale économique du Cameroun lorsqu’un coup d’État voulait renverser Biya, jeune président arrivé au pouvoir en 1982, paye en prison ses supposées malversations à la présidence du port de Douala », (Ndlr), pour rappel mémoire, pour comprendre que les vastes de réseaux de corruption qui s’installent çà et là, pourraient être un jour démantelés telle une fin de parcours.

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