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General News of Wednesday, 29 July 2020

Source: Kalara N°349

Njombe-Penja: Paul Eric Kingue joue au dur avec les autorités du pays


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Le maire de la commune de Njombe-Penja est en froid avec certaines autorités administratives et sécuritaires du département du Moungo. Les parties se battent pour la gestion d’une carrière.

Effectuée le 7 juillet 2020, au sortir d’une délibération du conseil exécutif de la commune de Njombé-Penja, la pose de scellés sur la quarantaine de concessions de pouzzolane, aura entraîné une levée-de-boucliers de plusieurs autorités du département du Moungo. Notamment, ceux impliqués de près ou de bin, dans l’exploitation de la surabondante roche volcanique locale, source d’une utilisation infinie, à l’instar de la fabrication d’une forme très prisée de ciment, de revêtements de marbre, entre autres.

Par ailleurs, en usage dans le jardinage d’envergure, de par ses propriétés d’aération de sol. La loi du 29 décembre 2019 portant Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), marque la fin du pillage incontrôlé de ressources naturelles focales. En tout cas, l’exécutif communal de ce verdoyant département du Moungo n’aura pas tardé à s’empresser de jouir de la manne

Bris des scellés. Destruction des biens. Arrestation et séquestration arbitraire. Empfoi illégal de la force publique. Inexécution de réquisition. Complicité de rébellion. VoL Menaces sous condition. Tels se déclinent les griefs reprochés au ‘ commandant du Groupement de gendarmerie du Moungo, à Nkongsamba. Les mêmes chefs-d ‘accusation sont portés à l’encontre du commandant de la Brigade territoriale


La complicité est requise contre les commandants de troupes poursuivis pour avoir couvert les bris de scellés, destruction de biens publics, vol menaces sous condition, reprochés aux représentants légaux de la société MPS, Kamdem Adolphe et Sieudjeu Nicolas. La plainte a été déposée le 10 juillet 2020 devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Mbanga. ’

Encore au niveau de la phase précontentieuse, deux recours gracieux ont été adressés, respectivement, au préfet du Moungo d’une part et au délégué départementale du ministère des Mines, de l’industrie et du Développement Technologique (Minmidt) du Moungo. En effet, le recours gracieux introduit auprès du préfet du Moungo vise le retrait d’une décision du chef de terre prise le 17 juin dernier. M. Kingue reproche au préfet de «s’être subrepticement permis […] de désapprouver cinq délibérations adoptées par le conseil municipal». Des délibérations qu’il aurait pourtant approuvées ainsi que le compte administratif de l’exercice 2019 adopté en sa présence.

Décision arbitraire
Pour M. Kinguè, la décision du chef de terre est manifestement arbitraire, dès brs que ce dernier usurpe les pouvoirs et agit donc* en violation des disposituions légales et réglementaires. 11 soutient que le préfet s’est octroyée irrégulièrement une compétence qui ne lui incombe pas, en ce sens que la bi portant code général des CTD ne lui reconnaît que la latitude d’approuver certains actes de la collectivité territoriale.

Pouvoir dévolu au seul juge administratif, la désapprobation est en effet synonyme d’annulation des délibérations municipales. Les deux recours gracieux réclament une réparation pécuniaire à hauteur de 250 millions de francs. La réparation financière sollicitée vise à compenser le préjudice occasionné par ’la décision des deux autorités administratives dénoncées dans les recours gracieux.

Par ailleurs, les supposées voies de fait appelées à être examinées par le TPI de Mbanga sont contenues dans la plainte du maire de la commune de Njombé-Penja. La procédure judiciaire engagée par M. Kingue s’appuie sur des délibé-, rations du conseil municipal l’autorisant à mener des actions en vue de la sécurisation et de la préservation du patrimoine de la commune, mais aussi à faire ériger des barrières d’accès à ses carrières de pouzzolane.


Ceci en vue de réglementer leur exploitation dans l’intérêt de la municipalité et de ses populations. En application de certaines dispositions du Code général des CTD, des scellés communaux avaient été apposés sur lesdites barrières, après notification de cessation des activités à tous les expbitants qui ne possédaient pas de droits et titres.

Gros bras
Le 5 juillet 2020, sebn la plainte, informée de la destruction des barrières par «des « gros bras” à la solde des nommés Kamdem et Sieudjeu, la délégation communale conduite par le maire sur les lieux se heurte à la résistance farouche de ces délinquants à la solde de leurs commanditaires», qui «font entendre qu’ils useraient de toutes leurs relations pour rendre la tâche difficile voire impossible au maire Paul Éric Kinguè, dans cette localité qui est leur chasse gardée».

Le lendemain, 6 juillet, le maire de Njombé-Penja dit avoir été informé que les mêmes gros bras recrutés à Douala, après avoir détruit les barrières communales, ont pris possession des lieux. ILs menacent de violenter quiconque s’approcherait du site «permettant ainsi à leurs commanditaires, exploitants illégaux des ressources de la commune de Njombé-Penja, de continuer allé grement leur pillage », indique la plainte.

Sur instruction du maire, une nouvelle barrière sera construite accompagnée de nouveaux scellés apposés sur les voies d’accès aux dites carrières. Mais le commandant du groupement de gendarmerie du Moungo aurait fait irruption sur les lieux accompagné d’une cinquantaine d’éléments. Les pandores auraient brisé les scellés et détruit les barrières. Avant d’interpeller Tchatchoua Tchuente Médard, le 4e adjoint au maire.

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