Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 04 17Article 590302

Actualités of Saturday, 17 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Njiki Fandono tacle Célestin Tawamba

Selon le journaliste, le patronat devrait par élégance et courtoisie recevoir Jean de Dieu Momo. Lire son point de vue.
La toile se délecte depuis deux jours d'une note de Célestin Tawamba, président du Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM), adressée au ministre d'Etat, ministre de la Justice, garde des sceaux, Laurent Esso.

En effet, le ministre de la Justice avait été invité par le patronat pour prendre part à un échange programmé au siège du Gicam le 16 avril 2021 à Douala, avec les opérateurs économiques.

Pour des raisons du reste inconnues du public, Laurent Esso s'est montré indisponible et a délégué une équipe pour honorer à l'invitation du GICAM. Sauf que le patronat n'aurait pas apprécié le fait que le garde des sceaux se fasse représenter. A priori par son ministre délégué à la Justice, Jean de Dieu Momo. Un membre du gouvernement à la notoriété controversée, tant sa légèreté et sa vulgarité dans les réseaux sociaux et les médias traditionnels auront fini par lui donner l'image d'un personnage relativement sérieux.

Il n'en fallait pas plus pour que le GICAM qui n'est souvent reçu qu'à des rares occasions d'une visite circonstantielle du président de la République à l'étranger, se sente davantage méprisé, et décide d'opposer sèchement une fin de non-recevoir au représentant du ministre de la Justice, garde des sceaux.

Toutefois, si la lettre du président du GICAM peut exprimer un malaise légitime du patronat dans ses rapports avec le gouvernement, il convient de souligner qu'il s'agissait d'une invitation et non d'une convocation à laquelle devait impérativement déférer l'invité principal.

Bien plus, lorsqu'une personnalité de la République est invitée par une organisation, un particulier etc, celle-ci peut choisir de se faire représenter si son agenda l'impose. Sans que cela soit nécessairement du mépris pour son hôte.

À ce titre, par élégance et courtoisie, le GICAM aurait mieux fait de recevoir Jean de Dieu Momo. Pour la simple raison que le ministre délégué ne représente pas Laurent Esso l'individu, mais une institution de la République, en l'occurrence, le ministère de la Justice.

Refuser donc de recevoir le représentant du ministre, c'est mépriser par ricochet l'institution de la République qui avait préalablement été invitée à travers le garde des sceaux.

Pourtant le président du GICAM pouvait lui aussi se faire représenter pour accueillir le représentant du ministre de la Justice, si tant est que le patronat tenait à exprimer une déception légitime. Le message serait bien passé, avec élégance.