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General News of Wednesday, 10 February 2021

Source: Actu Cameroun

Ngoumou : affrontement entre le Bir et la police

Des jeunes se réclamant du BIR, s’attaquent aux éléments du commissariat de sécurité publique de la ville, de Ngoumou. Après plusieurs heures de violence, ils sont maîtrises par les forces du maintien de Tordre.

La journée du mardi 26 janvier 2021 ne connaîtra pas sa sérénité habituelle, puisque le calme souvent connu et son ambiance de jour de marché seront perturbés par une rixe provoquée par une escouade de jeunes garçons dont l’âge varie entre 20 et 25 ans, se réclamant du BIR, une unité spéciale des Forces armées et des fonctionnaires de la police camerounaise. Un affrontement qui, de par son ampleur, va dégénérer en bataille rangée.

De mémoire de chroniqueur, jamais pareille violence n’a été vécue par la paisible population de Ngoumou. Le comportement bestial des éléments de cette unité spéciale vis-à-vis de notre valeureuse police est le résultat de la consommation abusive de l’alcool et, ajoutera l’homme de la rue, de la drogue. Le même avis dénonce que cette perturbation de l’ordre public n’est nullement du fait de hasard ; ce serait une préméditation ourdi pour régler une vielle rancune avec la police de Ngoumou et en découdre avec celle-ci.

Comment naît le conflit ?
Une bande de huit jeunes adolescents débarque dans la ville de Ngoumou au matin de ce mardi et prennent pour otage un bar de la ville. Ils s’empiffrent d’alcool à volonté. Le résultat est sans équivoque.

L’alcool consommé très au dessus de la moyenne prend tout de suite la raison de nos jeunes loups en laissant la place à la violence et aux comportements déviants. La preuve est que l’objet qui déclenche cette violence est un poisson braisé acheté par un autre jeune paisible concitoyen qui serait stagiaire à la préfecture de Ngoumou, désireux d’assouvir sa faim. Le poisson lui est arraché puisque mangé sans façon par deux de ces mousquetaires.

Quelqu’un indigné par ce comportement tente de ramener les agresseurs à la raison. Entre alors en scène un troisième élément qui lui pose la question de savoir qui lui donne l’autorisation de parler à un BIR ? Sans attendre la réponse, lui administre une violente gifle. L’autre ne l’entend pas de cette oreille et c’est la réponse du berger à la bergère. Le reste de la bande va ainsi se ruer sur l’infortuné qui a péché en voulant juste ramener un autre citoyen à la raison.

Un officier de police du commissariat de sécurité publique qui se trouvait sur les lieux va prendre son téléphone pour appeler ses éléments afin de ramener l’ordre ; le téléphone lui est arraché des mains par l’un de ces agresseurs puis écrasé par celui-ci. Il est tout de suite pris à parti et l’effet de surprise aidant, est copieusement battu par cette horde de loups enragés. Un inspecteur de police qui surprend la scène tente une intervention, lui aussi va subir le sort de son chef, battu et piétiné comme un vulgaire voleur.

Ce spectacle gratuit est vécu et apprécié par les motos taximen de la ville qui applaudissent estimant que « ces policiers dérangent trop ». L’un des agresseurs qui serait BIR a été, selon les témoignages d’un mototaxi dans la ville de Ngoumou, molesté et aurait pris la résolution de se venger un jour de la police de Ngoumou qui l’a si longtemps malmené oubliant que le monde tourne.

La violence ayant atteint son paroxysme, le sous-préfet de la place Albert Tabga est saisi. Descendu sur les lieux, il est également pris à parti, avec des termes tels : « un sous-préfet c’est quoi ? » ou, « va te cacher ». Sans vergogne, on cassera le rétroviseur de son véhicule de commandement. Mme le préfet du département de la Mefou-et-Akono Antoinette Justine Zongo est saisie. C’est sa présence avec son Etat major qui mettra fin à ces longues heures de violence.

Les premières enquêtes démontrent que dans le fameux groupe, il y avait juste un élément du BIR, un militaire et un aventurier faux gendarme. Les cinq autres vont fondre dans la nature à Ja faveur du cafouillage. Et c’est ainsi que les trois autres présumés meneurs conduits à la brigade territoriale de Ngoumou seront déférés par devant le tribunal militaire de Yaoundé pour être ramener à Ngoumou pour enquêtes et audition des témoins. La suite de l’enquête permettra d’établir les responsabilités.

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