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General News of Wednesday, 12 August 2020

Source: Actu Cameroun

Ngaoundéré : quand les jeunes femmes rivalisent en consommation de tabac avec les hommes

Ces derniers mois, les autorités administratives de Ngaoundéré ont fait apposer des scellés aux points de consommation réputés de la Chicha dans certains snacks de la ville. C’est que dans ces lieux de réjouissances populaires et davantage juvéniles, la consommation des , substances psychotropes et de l’alcool a pris des proportions très inquiétantes.

Des jeunes frimeurs, essentiellement adolescents, filles et garçons, se dopent à volonté. « Ce sont ces enfants qui circulent’ partout dans la ville avec des motos sans tuyau d’échappement, et donc, à l’origine d’une certaine nuisance sonore. C’est même à se demander quel est le degré d’implication actuelle de ces jeunes dans les vols, agressions et assassinats que connait Ngaoundéré. On a vu de nombreux jeunes arrêtés des années antérieures pour ces infractions », souligne un enseignant en service à Ngaoundéré.

Mais la fermeture des points de consommation attitrés de drogues diverses et d’alcool à Ngaoundéré, fait développer d’autres réflexes aux jeunes. Surtout par ces temps de vacances engendrés par la période du confinement à cause de la pandémie du coronavirus. Et pour le comprendre, il fait sillonner Ngaoundéré «by night». Des jeunes dont la tranche d’âge est comprise entre 14 et 17 ans, sont les petits rois de la nuit. Chrétiens et musulmans surtout. Mais l’autre détail qui tape à l’œil est bien cette montée en puissance de la consommation du tabac par des petites adolescentes musulmanes, scolarisées. Elles fument comme des cheminées.

«Remarquez que ces petites . filles musulmanes sont toujours accompagnées de jeunes garçons, sans doute leurs petits copains. On peut en juger par les attouchements, une fois que tous sont déjà suffisamment ivres. Evidemment, ce sont des petites filles qui s’adonnent précocement à l’alcool et au tabac, et qui sont sexuellement actives », fait savoir un gérant de snack au quartier Baladji 1.

Pour certaines, c’est sans l’autorisation de leurs parents qu’elle écument les coins-chauds de Ngaoundéré. Mais pour bon nombre, -issues de ‘familles pauvres et ayant connu les affres du mariage précoce d’abord, et la désillusion d’une répudiation par la suite, ces insoumises sont dans une « sorte de besoin de s’affirmer », croit savoir une source au centre social de Ngaoundéré.

«Ce sont des petites filles qui, à force de connaître des déceptions dès leur plus jeune âge, pensent à croquer la vie à pleines dents. Elles ont parfois des enfants en charge, sans père et sans travail. L’alcool et surtout le tabac, comme on l’observe, les aident à ! S’évader, à se sentir quelque peu femmes émancipées qui peuvent librement prendre des décisions de leurs propres vies en se libérant des préceptes religieux et traditionnels. Sauf que c’est dans la déviance qu’elles versent, notamment dans la prostitution après consommation de ces substances. Ce qui n’est pas pour les faire avancer », explique notre source. En tout cas, ce sont les petits vendeurs de cigarettes et des tenanciers de débits de boisson qui se frottent les mains.

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