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General News of Wednesday, 16 September 2020

Source: Actu Cameroun

Ngaoundéré: c'est chaud entre chefs traditionnels et élites

Les élections régionales programmées pour le 6 décembre prochain réveillent de vieilles mésententes.

Les chefs traditionnels de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e, à l’unanimité, affirment être soudés. D’ailleurs, pour eux, dans toute la région de l’Adamaoua, il n’y a pas un arrondissement où les chefs sont aussi unis qu’à Ngaoundéré 3e. « Tout le monde le reconnaît. Les gens sont contents, nous travaillons bien avec le lamido de Ngaoundéré et l’administration ; nous n’avons aucun problème. Cependant, il y a un problème de leadership à Ngaoundéré 3e», laisse entendre Baba Hamadou, chef du village Ngawa. Non sans préciser que : «C’est avec les élites de Ngaoundéré 3e que nous avons des problèmes. Ils ne nous écoutent pas. Ils nous méprisent et ce n’est pas normal».

La convocation du corps électoral pour les élections régionales du 6 décembre prochain a eu le don de réveiller des vieux démons. L’autorité traditionnelle de Ngaoundéré 3e ne compte plus se laisser piétiner. « Dans tous les arrondissements, vous allez voir que dans la liste des municipales, il y a quatre à cinq chefs traditionnels. A Bétel, le premier adjoint au maire, c’est un chef traditionnel. Pourquoi pas à Ngaoundéré 3e ? On pouvait bien mettre quelques chefs dans la liste des municipales. Quand on voit le lamido de Rey-Bouba, le lamido de Garoua, te sultan roi des Bamouns, tous grands chefs traditionnels, sont dans le Rdpc. A Ngaoundéré 3e, ils disent que les chefs doivent rester en arrière-plan, qu’on ne doit pas s’approcher de la politique. Il faut quand même rappeler que nous sommes Camerounais et. avons notre liberté», susurre un chef traditionnel.

Les chefs traditionnels de Ngaoundéré 3e ne décolèrent donc pas. «J’ai gagné la mairie en 2007. A cette époque, on avait 21 chefs traditionnels qui avaient l’arrêté d’homologation du Minât. Aujourd’hui, nous sommes 23 qui avons ce document officiel. Pour le choix des conseillers municipaux, je leur ai dit qu’il faut qu’on prenne un conseiller dans chaque village. Soit on prend je djaouro ou alors celui-ci propose une personne de son village. Presque tous les djaouros ne voulaient pas être conseiller municipal, mais c’était nécessaire de les associer dans le choix d’une personne honnête, puisqu’il les connait mieux.

Malheureusement, on a rejeté ma proposition», confie Mohaman Nourou Razil, chef traditionnel. Et d’ajouter : «Les chefs traditionnels ont beaucoup fait pour l’arrondissement de Ngaoundéré 3e. C’est une question de reconnaissance. Pourquoi ne pas mettre quelques chefs dans le’ conseil ?». Contacté, le président de la sec tion Rdpc de Vina-Sud l-C, Daouda Ishaga, a indiqué ne pas vouloir se mêler des «pôlemiques politiciennes».

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