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General News of Tuesday, 28 July 2020

Source: Actu Cameroun

Negociations secrètes à Etoudi: le jeu trouble des séparatistes

Etoudi négocie un accord avec les sécessionnistes Etoudi négocie un accord avec les sécessionnistes


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Entre déni de légitimité et coups bas, les mouvements sécessionnistes ne parviennent pas à accorder leurs violons sur les personnalités à même de discuter de leur destin avec le gouvernement.

Depuis la publication par Julius Sisiku Ayuk Tabe de l’ouverture de négociations entre le gouvernement et les sécessionnistes, des voix dissonantes se sont faites entendre ici et là. L’aile Sisiku, favorable aux pourparlers et au retour à la paix en zones anglophones, est fortement combattue par la faction Ikome Sako qui ne veut pas entendre parler de négociations avec le gouvernement. Au point où la friction entre les deux camps a provoqué des affrontements entre leurs hommes au Cameroun et des querelles vives dans la diaspora où sont basés les dirigeants sécessionnistes.

Ces derniers ne s’accordent pas sur l’identité des personnes pouvant discuter avec les autorités sur leurs revendications. Pour ces derniers, le président du «IG Sisiku» est disqualifié pour parler du destin de ceux qui sont en liberté. Du coup, seuls les leaders en liberté ont licence à négocier au nom du peuple de leur destin. Si des dissensions existent, le seul point de ralliement concerne le lieu. La médiation suisse ne fait pas l’unanimité s’agissant des négociations, mais la désignation d’un pays tiers pour abriter les pourparlers entre les parties met toutes les parties d’accord.

Au sein du gouvernement, le dialogue reste et demeure la seule voie de résolution de la crise dans les régions anglophones. Mais, les querelles entre mouvements sécessionnistes ne sont pas pour accélérer le processus de négociations devant aboutir à des pourparlers de paix. Du coup, face à la contestation menée par certains leaders sur le choix de Sisiku Ayuk Tabe, l’on pourrait retourner à la case départ.

Lors de la mise en branle du processus suisse, des négociations ont été facilitées par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse de médiation des conflits. Alors que plusieurs groupes affiliés à la mouvance Ikome Sako y étaient engagés, l’alliance IG Sisiku a refusé de participer, mettant en cause l’intégrité des négociations.

L’implication de Sisiku et d’une poignée de ses hommes actuellement en pourparlers directs avec les autorités est une étape qui surprend et qui découle des pressions faites sur les terroristes par certaines organisations notamment l’ONU qui depuis le mois de mars a lancé un appel à un cessez-le-feu en raison des affres de la pandémie du Covid-19. Si pour la branche Sisiku, les négociations avec Yaoundé sont considérées comme des étapes de «renforcement de la confiance», Lucas Cho Ayaba, l’un des plus cruels terroristes de la guerre en zones anglophones, indique que le dialogue avec le gouvernement apparaît comme un «cheval de Troie» visant à remettre la victoire aux autorités camerounaises.

Les dissensions, la guerre des chefs au sein du mouvement sécessionniste ou encore le soutien à l’initiative suisse risquent de faire les affaires de certains qui, au sein du gouvernement, plaident pour la reprise des négociations sous l’égide de la médiation suisse. Le pactole de 11 milliards de Fcfa que serait prêt à débourser des partenaires du pays attise ainsi des convoitises ; mais, le chef de l’Etat semble avoir choisi l’option d’une solution endogène, menée par des fins et redoutables négociateurs qui privilégient avant toutes choses, le retour à la paix non sans mettre sur la table l’offre de paix du président de la République comme préalable à tout débat.

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