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General News of Tuesday, 19 May 2020

Source: cameroon-info.net

Nadia Fotso accuse l'ancien ministre Edouard Akame Mfoumou d’avoir profané la mémoire de son père


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L’Ecrivaine et auteure de "Défigurée" a commis une lettre ouverte à l’adresse de l’émissaire du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais dans le cadre de cette élection du 11 mai dernier dans le chef-lieu du Koung-Khi.

Dans une lettre ouverte à l’ancien Ministre des Finances, Edouard Afame Mfoumou, publiée dans Le Jour de ce mardi 19 mai 2020, l’une des filles Fotso, Christelle Nadia Fotso, accuse l’homme d’Etat d’avoir profané la mémoire de son père, le richissime homme d’affaires Victor Fotso, décédé le 19 mars dernier à Paris. Dans sa lettre, l’écrivaine et auteure de « Défigurée » estime qu’en adoubant l’élection de sa sœur, Maptue Nicky Love Fotso, le 11 mai 2020 à la Mairie de Bandjoun, Edouard Akame Mfoumou, a contribué à la «deuxième mort du dernier bamileké».

«Pour défendre l’ignominie du 11 mai, vous avez eu, Monsieur le Ministre, des mots qui n’étaient ni à la hauteur du moment ni à celle de votre culture politique en affirmant qu’elle était un devoir de reconnaissance du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais au Patriarche Fotso. Irréfléchis, ils ont été ressentis comme un désaveu pour ceux qui ont assez d’éducation pour comprendre que ce n’est pas seulement Bandjoun qui a été violée mais également son premier maire», assène-t-elle.

Elle ne digère donc pas le fait que le RDPC, en chef d’orchestre, a organisé la succession de Victor Fotso à la mairie, en mettant en avant le devoir de reconnaissance vis-à-vis de sa progéniture. «Le devoir de reconnaissance que le parti présidentiel doit au Patriarche Fotso est de respecter son amour fou pour Bandjoun (…) Le pire affront possible a été fait au Patriarche Fotso ce jour-là puisqu’il a été dé-Bandjouniser et dé-bamilékiser en mettant maladroitement et précipitamment l’accent sur une succession politique sans même l’avoir pleuré et enterré», martèle l’Avocate au barreau de Bruxelles.



Quelques Extraits de cette lettre :

«Alors que son corps ne repose toujours pas sous la terre de nos ancêtres, son parti, le parti présidentiel, sans aider ses veuves et ses enfants à le pleurer et à réparer les dégâts d’une fin de vie immonde, a trahi son combat ».

« Ce que je sais de vous, de votre éducation et de votre parcours m’avait fait croire que vous ne vous seriez jamais permis de cautionner une telle profanation qui est un crachat à la figure pour des veuves et des orphelins qui se demandent pourquoi on a marché sur Bandjoun en enjambant la dépouille du Patriarche Fotso ».

« Le devoir de reconnaissance que le parti présidentiel doit au Patriarche Fotso est de respecter son amour fou pour Bandjoun. Son ultime acte de maire fut de rétrocéder la mairie qu’il avait construite à l’état. Le glas sonnait pour lui et le sachant, il a donné une fois de plus à sa commune et à son pays parce qu’il n’était pas un vulgaire apparatchik et que son patriotisme a toujours guidé ses choix. Il est donc oui insoutenable que le 11 mai dernier alors que mon père n’a même pas encore de sépulture que son parti ait choisi d’assurer que quelques de ses enfants aient un avenir politique au détriment des autres membres d'une famille nombreuse et de tout un royaume. Le pire affront possible a été fait au Patriarche Fotso ce jour-là puisqu’il a été dé-Bandjouniser et dé-bamilékiser en mettant maladroitement et précipitamment l’accent sur une succession politique sans même l’avoir pleuré et enterré ».

« Monsieur le Ministre, au nom de mon père et de sa mémoire offensée, la fille que je suis vous demande humblement de vous souvenir que le devoir de reconnaissance et la raison d’état sont gratuits et doivent servir plutôt que desservir le Patriarche Fotso. Ne pas avoir cherché à savoir vous a conduit à cette abomination du 11 mai qu’il est encore temps de corriger ».

« Je vous demande, Monsieur le Ministre, de ne plus politiser une succession familiale et de ne pas entacher d’illégitimité l’après-Fotso ».

« Tôt ou tard, Monsieur le Ministre, tous les êtres humains doivent redevenir poussière. Lorsque votre tour viendra, le plus tard possible je l’espère, je vous souhaite de ne pas avoir sur la conscience la profanation de la mémoire du Patriarche Fotso. En effet, sans qu’aucun de ses membres ne se soit incliné devant sa dépouille, ne se soit préoccupé d’une famille abandonnée et d’un patrimoine assiégé, le parti présidentiel a occulté le respect dû aux morts en oubliant que si mon père avait fait de lui le premier du Koung Khi c’était parce qu’il incarnait la fierté de tout un peuple sur lequel il s’est appuyé pour durer ».

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