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General News of Tuesday, 3 November 2020

Source: Actu Cameroun

NOSO : les séparatistes dans le viseur des groupes de pression

A la suite du massacre de Kumba, 35 ONG nationales et internationales indiquent que les assassins de Fiango se sont rendus coupables des six graves violations contre les enfants et appellent à sanctionner ces bandes armées et leurs leaders.
Condamnant avec véhémence les bandes armées qui ont fauché les vies de sept enfants au quartier Fiango à Kumba le 24 octobre 2020,35 ONG nationales et internationales appellent à une action musclée contre les auteurs de ce massacre et à punir sévèrement l’ensemble de leur œuvre. Les groupes séparatistes armés ont auparavant brûlé des écoles et tué des enfants civils. «Ce sont des crimes contre l’humanité.

De plus, les meurtres de Kumba sont passibles de poursuites selon la définition internationale des six graves violations contre les enfants pendant les conflits armés », signalent les signataires parmi lesquels on retrouve entre autre le Centre des Nations Unies pour les droits de l’Homme et la démocratie en Afrique. Le massacre de Kumba, à la date de la journée des Nations unies 2020, s’ajoute à la longue liste d’atrocités commises par les bandes armées sécessionnistes et qui comprend des décapitations, des exécutions, des tortures, des viols, des mutilations, des kidnappings contre rançons etc.

Aussi, ces derniers appellent-ils l’ONU et les pays partenaires du Cameroun à « utiliser tous les outils à leur disposition, y compris la diplomatie publique et les sanctions intelligentes ciblées, pour encourager un cessez-le-feu et des négociations de paix, afin de donner la priorité à la vie de tous les enfants qui sont exposés au même sort que ceux de Kumba».



Pour les signataires, les groupes séparatistes, doivent s’engager à travers des déclarations signées ou publiques, à respecter un cessez-le-feu décidé de commun accord et à permettre la réouverture des écoles afin d’offrir aux enfants leur droit fondamental à l’éducation.

Cet appel à sanctions contre les bandes armées n’est pas le premier. Dans le rapport du 27 juillet 2020, particulièrement violent contre les atrocités commises contre des civils par les séparatistes, Human Rights Watch demandait déjà que les bandes armées et leurs leaders soient sévèrement sanctionnés pour l’ensemble de leur œuvre dans les régions anglophones. Le rapport dressé par Lewis Mudge, directeur Afrique centrale de Human Rights Watch, faisait également état de dizaines de kidnappings des cas de tortures de travailleur humanitaire à Bali, Nord-Ouest, d’assassinat d’agent de santé communautaire travaillant pour Médecins sans frontières dans la région du Sud-Ouest.

À la manière de bandes criminelles de la mafia italienne, les milices séparatistes sèment la terreur dans les deux régions soulignait cette ONG. À coups d’enlèvements, d’assassinats et d’exécutions sommaires, ils diçtent leur loi contre tous y compris les forces de sécurité. Attaques contre des patrouilles militaires, policières et de gendarmerie, les assassinats des hommes des forces de défense ne se comptent plus en même temps que le nombre de morts causées par la folie meurtrière des bandes armées.

L’Onu avait déjà décidé de les placer dans la liste des organisations terroristes si elles ne conformaient pas au respect des droits de l’homme et du cessez-le-feu pour permettre aux citoyens de ces deux régions de se soigner contre le Covid-19. Mais rien n’y a fait. Aujourd’hui, l’appel de ces ONG pourra certainement peser dans la mesure où l’onde de choc de ce massacre a dépassé les frontières du Cameroun.

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