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Actualités of Tuesday, 31 August 2021

Source: Le Messager

NOSO: les bons points de la mission Atanga Nji au Nigeria

La stratégie commune enregistre déjà ses premiers succès La stratégie commune enregistre déjà ses premiers succès

Un fournisseur d’armes et de minutions aux ambazzoniens camerounais sous les verrous dès le lendemain de la clôture des travaux d’Abuja. La première victime de la nouvelle stratégie commune de traque des terroristes entre le Nigeria et le Cameroun.

On a appris jeudi dernier, soit un jours seulement après la fin des travaux de la 8ième session du comité de sécurité transfrontalière Cameroun-Nigeria,. l’arrestation du jeune Ntui Lambert, 36 ans, et 03 autres suspects. Son interpellation est intervenue dans l’Etat de Cross River au Nigeria, par les autorités sécuritaire nigérianes, de même que les 03 autres suspects.

Selon des informations de la police nigériane, Lambert Ntui, de père nigérian et de mère camerounaise, a été interpellé en possession d’armes, de minutions et de 58 dynamites destinées à la fabrication d’engins explosifs improvisés. Le suspect n’a pas tardé à passer aux aveux, reconnaissant travailler régulièrement avec les sécessionnistes camerounais, à travers la fourniture d’armes de guerre aux groupes armés.

Transféré par la suite à Abuja où il devra répondre de ses forfaits, Lambert Ntui est en outre soupçonné de contrebande d’armes avec 03 membres d’un gang appartenant à un groupe sécessionniste camerounais. Nul doute que l’enquête policière ouverte permettra de neutraliser les ramifications de ce gang qui contribue à perpétuer la crise sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun.

MIEUX PARÉS CONTRE LES TERRORISTES

Il convient de mentionner que c’est grâce aux échanges d’informations entre les services spécialisés des deux Etats, clé de voûte des travaux de la 8ième session du comité de sécurité transfrontalière Cameroun-Nigeria, que Lambert Ntui et ses présumés comparses ont été interpellés.

Incursions, attaques des djihadistes de la secte Boko Haram dans l’Extrême-nord du Cameroun, replis stratégistes après commission de leurs forfaits des terroristes séparatistes anglophones camerounais au Nigeria, piraterie maritime, enlèvements, viols et demandes de rançons au préjudice des populations civiles, constituent la trame des activités criminelles qui ont pignon sur rue tout le long des quelque 2 000 km de frontière qui séparent le Cameroun et la Nigeria.

La 8ième session du Comité de sécurité transfrontalière Cameroun-Nigeria, qui s’est achevée le 25 août denier à Abuja, réunissait tous les ingrédients pour justifier l’opportunité et la justesse de la coopération sécuritaire entre les deux Etats. Faisant suite à la 7ième session organisée à Yaoundé en 2019, les deux jours des travaux d’Abuja auront été un moment décisif dans la volonté affichée des présidents Buhari et Biya, d’œuvrer pour la paix et la sécurité en Afrique.

Sur le thème « menaces sur la sécurité des personnes et des biens, et lutte contre le terrorisme », le conclave, à travers les 04 sous-commissions mises sur pied, a’ passé au scanner les problèmes qui plombent la sécurité entre les deux Etas, des incursions terroristes aux fraudes douanières, en passant par les soutiens occultes de certains camerounais résidant au Nigeria aux activistes « ambazzoniens » camerounais, les mouvements sécessionnistes, la lutte contre le grand banditisme, la question des réfugiés.

On comprend dès lors la détermination affichée par les deux délégations pour mutualiser les efforts, afin de faire face aux défis communs qui s’imposent aux deux Etats, le Cameroun et le Nigeria, désormais mieux parés contre les terroristes.

RELATIONS EXCELLENTES ENTRE LES DEUX ETATS

A Abuja, la rencontre de haut niveau a bénéficié des appuis manifestes des deux chefs d’Etat qui ont de nouveau démontré leur abnégation à travailler pour la paix, la sécurité des personnes et de biens de part et d’autre de la longue frontière commune. A l’ouverture de la conférence le 24 Août, une communication spéciale du Conseiller à la sécurité nationale du président Mohamadou Buhari, a mis du baume au cœur des participants.

En dévoilant le message de circonstance du président du Nigeria, le Général Babagana Monguno a laissé entendre que pour Mohamadou Buhari, « le territoire nigérian ne sera jamais utilisé comme base arrière par des mouvements terroristes pour déstabiliser un Etat souverain ». Un pied-de-nez et une fin de non recevoir aux djihadistes de Boko Haram, qui régulièrement après la commission des actes de violence en terre camerounaise.

C’est cette nouvelle vision de la coopération sécuritaire vue dû Nigeria, que les membres de la délégation nigériane, conduite par le ministre nigérian des Affaires étrangères, se sont attelés à défendre et à expliquer durant les travaux. Quant à la partie camerounaise, la composition de sa délégation en disait long sur les espoirs placés dans cette 8ième session.

Conduite par le ministre de L’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, par ailleurs Secrétaire -permanent du conseil national de sécurité, elle était composée en outre de Félix Mbayu, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures en charge de la coopération avec le Commonwealth, Galax Landry Etoga, Secrétaire d’Etat auprès du Mindef en charge de la gendarmerie nationale, Léopold Maxime Eko Eko, Directeur de la Recherche extérieure, Dominique Baya, Secrétaire général de la Dgsn, Edwin Fongod Nuvaga, Directeur général des Douanes, et lés 05 gouverneurs de régions partageant la frontière avec le Nigeria.

Dans son adresse à l’ouverture des travaux, Paul Atanga Nji s’est satisfait de l’accroissement du volume de la coopération entre le Cameroun et le Nigeria malgré les entraves, mais également réaffirmé la volonté jamais démentie du président Paul Biya d’œuvrer pour la stabilité des Etats africains, et davantage pour les relations excellentes entre-les deux Etats.

A preuve, l’engagement du Cameroun, sous la conduite éclairée du président Paul Biya, d’accorder un accueil hospitalier et un accompagnement convenable aux réfugiés nigérians, victimes dés exactions de la secte Boko Haram, quwnftrouvé terre d’accueil dans l’Extrême-nord du Cameroun.

L’accord tripartite signé en février 2021 entre le Hcr, le Cameroun et le Nigeria, qui avait favorisé le retour au bercail de quelque 5 000 réfugiés nigérians établis dans le camp de Minawao dans l’Extrême-nord du Cameroun, constitue selon le chef de la délégation camerounaise, l’un des marqueurs de la volonté des autorités camerounaises à organiser les retours volontaires au profit des réfugiés nigérians dans leur pays.

RÉDUIRE ET ÉRADIQUER LES MENACES

Toutefois, la teneur du message du chef de la délégation camerounaise, aura balisé l’orientation des travaux d’Abuja. Pour Paul Atanga Nji, l’accent doit être mis sur les échanges d’informations ente les structures spécialisées des deux pays, afin de traquer ceux qui attentent à la stabilité des deux Etats, comme pour pincer au cœur de la problématique même de la sauvegarde de la sécurité transfrontalière entre les deux pays.

« Il est important de relever que nous allons mettre l’accent cette fois-ci sur les défis sécuritaires qui menacent nos nations. Après Boko Haram, nous avons ISWAP, et nous avons les mouvements terroristes qui soutiennent les activités illégales dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Donc, il est question de regarder profondément toutes les menaces et les défis sécuritaires, afin que les deux délégations puissent mettre ensemble une stratégie permettant, non seulement de réduire ces menaces, mais il faut les éradiquer complètement». Telle était la feuille de route du Minât, qui plantait le décor des travaux ; une feuille de route qui visiblement commence à porter des fruits.,

La session s’est achevée sur un compte-rendu adressé prioritairement aux deux- chefs d’Etat, et un communiqué final assorti de recommandations fortes qui s’imposent désormais comme le fil d’Ariane des deux gouvernements dans la préservation et la sauvegarde de la sécurité transfrontalières entre les deux Etats. Mieux, la stratégie commune enregistre déjà ses premiers succès.

Avec l’arrestation de l’un des principaux fournisseurs d’armes et de minutions aux ambazoniens camerounais. Sans doute le début d’une longue traque qui contribuera à mettre fin à la crise dite anglophone’ qui perturbe le climat sociopolitique au Cameroun de puis plus de 04 ans. En attendant la prochaine session prévue l’année prochaine au Cameroun pour une évaluation plus exhaustive, la 8lème session du comité de sécurité transfrontalière Cameroun-Nigeria est déjà marquée du sceau du succès.

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