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General News of Friday, 30 October 2020

Source: Actu Cameroun

NOSO: le Redhac exige la mise sur pied d’une commission justice-vérité-réconciliation

Le Réseau de défenseur des droits humains en Afrique centrale s’inquiète de l’escalade de la violence qui a atteint des proportions inquiétantes dans les régions anglophones.

Le Réseau de défenseur des droits humains en Afrique centrale (Redhac) s’insurger contre ces attaques à répétition constatées dans les régions anglophones du Cameroun. Des attaques dont les femmes mais également les enfants sont plus en plus la cible.

« Nous autres acteurs de la société civile sommes très préoccupés par la situation qui prévaut dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest. Elle a atteint la 7ème étape de la guerre où les êtres humains ne se voient plus comme des êtres-humains mais comme des animaux. Ce d’autant plus qu’on a le sentiment que chaque camp reste campé sur sa position. Résultat des courses : c’est l’enlisement total. Il y a péril à la demeure ; l’escalade de la violence a atteint des proportions inquiétantes. Le Rubicon est désormais franchi. Tuer de sang froid de pauvres enfants qui ne demandaient qu’aller à l’école ne peut s’expliquer ; se justifier, se comprendre, s’accepter », s’insurge Maximilienne C. Ngo Mbe la directrice exécutive du Redhac. Elle était face à la presse le jeudi 29 octobre 2020 à Douala.

« Ces sorties tatillonnes et hasardeuses du gouvernement »

Pour la fin de la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, le Redhac demande la mise sur pied d’une commission justice-vérité-réconciliation. En attendant les résultats incertains d’enquête pour faire la lumière sur les auteurs de ces atrocités, le Redhac s’offusque de cette insistance du gouvernement à encourager les parents à envoyer les enfants à l’école. Sans que cette incitation ne soit entourée de toutes les garanties de mesures de sécurité nécessaire.

« Plus choquante encore, ces sorties tatillonnes et hasardeuses de certains membres du gouvernement (ministre de l’Administration territoriale et son collègue de la communication) qui ont lieu de faire profil bas et amende honorable dans une situation aussi scabreuse et catastrophique trouvent les justificatifs ignobles pour dégager la responsabilité des pouvoirs publics », fustige Maximilienne C. Ngo Mbe.

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